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Développement durableLutter contre la pollution lumineuse
Le sur-éclairage engendre gaspillage et effets négatifs sur la biodiversité. La rénovation de l’éclairage public offre une opportunité de lutte contre la pollution lumineuse.
Dès 1940, les astronomes dénonçaient un halo lumineux au-dessus des zones urbaines, gênant l’observation des étoiles. L’idée de pollution lumineuse a été introduite dans les années 1980 suite au recensement de conséquences négatives d’un éclairage artificiel nocturne trop abondant. Le terme désigne la présence nocturne gênante de lumière, les impacts négatifs sur la faune, la flore, la fonge, les écosystèmes ainsi que les effets suspectés ou avérés sur la santé humaine. Elle constitue, dans le cas d'un éclairage artificiel mal adapté (vers le ciel par exemple), une dépense évitable d’énergie : une véritable pollution.
L’électricité pas chère mise en cause
L’électricité, énergie bon marché, a subi une gestion laxiste dans les collectivités souvent partisanes du éclairer plus. Toute diffusion de lumière à côté de sa cible est un gâchis énergétique, payé par les contribuables. L’ADEME et EDF estiment entre 30 et 40 % la perte d’énergie pour les communes du fait d’une mauvaise qualité, d’une surpuissance des sources ou de la vétusté des installations vouées à l’éclairage. A Longjumeau, le recours massif à l’éclairage par boules rend le bilan énergétique de la Ville plus mauvais encore.
Des effets négatifs sur la biodiversité
Le suréclairage est la cause première de la disparition d’espèces d’insectes nocturnes et pollinisateurs, ce qui perturbe significativement la chaîne alimentaire naturelle et pourrait diminuer nos récoltes de miel !
Attirés par la lumière, certains insectes sont mangés par leurs prédateurs naturels qui les trouvent plus facilement.
Les étourneaux sansonnet, oiseaux diurnes normalement calmes et silencieux la nuit, possèdent une très mauvaise vision nocturne. L’éclairage public leur permet de voir toute la nuit. Ils sont désormais beaucoup plus actifs et nerveux, se déplaçant à n’importe quelle heure. Ils dorment moins et un nombre croissant d’entre eux devient sédentaires en hiver, au lieu de migrer plus au sud au détriment d’autres espèces à qui ils ravissent la niche écologique.
Les conséquences sur la flore sont aussi importantes. La disparition d’insectes pollinisateurs entraîne la régression des plantes qui en bénéficient. D’autre part, les plantes peuvent moins se reposer la nuit, ce qui dérègle la photosynthèse normale. L’éclairage artificiel retarde également la chute des feuilles, parfois de plusieurs mois, affaiblissant fortement l’arbre.
Des solutions existent
Les particuliers peuvent lutter contre la pollution lumineuse en préférant des luminaires extérieurs qui ne soient pas dirigés vers le ciel. Les commerçants peuvent aussi prendre soin d’ajuster l’éclairage de leurs boutiques en évitant, par exemple, l’utilisation de néons dont la déperdition lumineuse est très forte.
Dans le cadre du contrat de partenariat public-privé sur l’éclairage urbain, la suppression de tous les lampadaires boules sera une action forte et directe de lutte contre la pollution lumineuse. Il est aussi prévu d’adapter la lumière à proximité des zones naturelles (bords de l’Yvette, Balizy...) avec du matériel qui concentre le flux lumineux sur la voirie.
ETDE propose aussi la mise en place d’un éclairage public variable, adapté aux usages, le besoin d’éclairage nocturne en ville évoluant au rythme des activités, des horaires et des saisons. Une solution sur laquelle la municipalité travaille si elle garantit un éclairage suffisant.