Jocelyne et Nicole, passeuses de savoir au Relais Petite Enfance
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Jocelyne Planche et Nicole Sloboda, assistantes maternelles retraitées, ont exercé bien avant la création du Relais Petite Enfance (RPE) qu’elles ont fréquenté assidument depuis son ouverture en 2001. Elles ont pu observer l’évolution et la professionnalisation de leur métier tout en accompagnant différentes générations d’enfants qui se sont succédées. Lors de cette rencontre, elles ont posé leur tablier de professionnelles pour endosser celui de passeuses de savoir aux élèves du CAP AEPE du lycée Jean Perrin.
De la vocation à la transmission
Face aux élèves, les souvenirs arrivent vite et la fierté est intacte. “C’est une grande fierté de partager notre expérience mais aussi d’avoir accompagné les enfants”, résument-elles d’une même voix. Jocelyne Planche glisse une ambition : “Nous voulons donner à ces jeunes l’envie de faire ce métier”. Toutes deux rappellent aussi le rôle des partenaires et du Relais Petite Enfance (RPE) à leurs côtés depuis toutes ces années : “On a pu profiter des animations, des temps-forts mais aussi poser des questions si besoin”.
Le temps d’une heure, les deux intervenantes ont déroulé le quotidien réel du métier : la relation à nourrir avec les parents et l’enfant dans une logique de co-éducation, le principe de familiarisation, le projet d’accueil, le lien de confiance à construire pas à pas avec chaque enfant accueilli et sans oublier l’agrément obligatoire par la PMI pour pouvoir exercer. Une phrase revient comme un refrain : “C’est un très beau métier”.
“Chaque enfant m’a apporté”
C’est dans les mots de Jocelyne que l’émotion affleure le plus. Vingt-huit ans de carrière, une vingtaine d’enfants accompagnés, autant d’histoires qui l’ont marqué : “Chaque enfant m’a apporté”, souligne-t-elle avant de marteler une règle de vie : “Il faut aimer les enfants pour faire ce métier et avoir beaucoup de patience”. Nicole confie avec émotion : “On garde des liens indéfectibles tissés au fil du temps. On les voit grandir, on voit l’évolution et c’est très touchant”.
Une rencontre “primordiale” pour les futures professionnelles
Du côté de Madame Pacaud, professeur, l’initiative prend tout son sens : “La rencontre, c’est la base de la relation éducative. Les élèves ont une épreuve à passer en juin, l’EP3, où elles doivent se mettre dans la peau d’une assistante maternelle”. Un exercice pas toujours évident : “En général, elles ont du mal à se projeter, certaines connaissent peu le métier. Cette rencontre était primordiale pour qu’à partir du vécu des assistantes maternelles, elles aient des réponses concrètes”.
Des élèves convaincues
Un pari gagné pour les étudiantes à l’image de Naëlla, Sophia et Carla, ravies de cette matinée : “Ça nous a apporté des informations, ça a répondu à nos questions et l’expérience des assistantes maternelles va nous servir pour notre EP3”. Une belle promesse d’avenir pour la petite enfance de notre territoire.