Rose Valder, une plume au cœur de notre ville
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La naissance d’une conteuse
Pour Rose Valder, l’écriture n’est pas une vocation tardive, mais une seconde nature. Avant même de maîtriser l’alphabet, elle habitait et racontait déjà des mondes invisibles. “J’écris depuis toute petite. Même lorsque je ne savais pas écrire, je racontais des histoires à ma petite sœur tout le temps”, confie-t-elle.
Entre l’univers de Suzanne Collins (Hunger Games) et les épopées classiques de J.R.R Tolkien, son adolescence est marquée par les piliers du genre littéraire. De ces lectures naît l’envie de créer son propre univers. Rose Valder a 15 ans lorsqu’elle entame la rédaction de son premier manuscrit qu’elle portera pendant une décennie. Trois livres naissent de cet acharnement, mais les portes des maisons d’édition restent closes. Loin de se décourager, Rose peaufine son style, s’imprégnant de “la vie, des interactions, de la nature, d’une phrase dite par une personne…”, avant un déclic.
Le tournant HarperCollins et l’éclosion d’Acharnel
En 2024, l’édition HarperCollins lance un concours à la recherche d’une romance interdite où l’amour défie les règles. Rose décide de faire table rase du passé et délaisse les anciens projets pour se jeter à corps perdu dans une nouvelle aventure : Acharnel.
Le défi est immense : écrire un roman complet en trois mois. Le résultat est une dystopie saisissante où une société est scindée entre les “Charnels”, êtres d’émotions et les “Acharnels”, dénués de tout sentiment. Elle met en scène Zaïon, un Acharnel garde du corps de Lune, une brillante inventrice en robotique et héritière d’un couple de scientifiques visionnaires. Si sa cliente ne cesse de flirter avec lui, Zaïon voit sa vie basculer lorsqu’un accident lui permet soudainement de ressentir des sentiments pour Lune. Alors que la Charnelle doit trouver un époux durant son “année d’alliance”, Zaïon est tiraillé entre son devoir et cet amour interdit par la loi. Il doit désormais choisir entre la sécurité de l’ordre établi et le tumulte d’une passion impossible. Le succès est immédiat : elle remporte le concours.
Longjumeau, décor de son prochain roman ?
Installée à Longjumeau depuis début 2024 où elle travaille à la pharmacie de l’église, Rose Valder y puise une sérénité essentielle à la création. Si son premier succès se déroule à Paris, c’est à la Plaine de Balizy qu’elle aime “trouver de l’inspiration en faisant plusieurs fois le tour du lac”. Attachée à la ville qu’elle décrit comme “une seule communauté”, l’autrice ne s’interdit rien pour l’avenir et prépare déjà la suite de ses projets littéraires. Et pourquoi pas un décor longjumellois ? Si elle écrit toujours dans le passé ou le futur, elle l’affirme avec un sourire : son prochain récit pourrait bien mettre en scène “un Longjumeau futuriste, dans quelques centaines d’années”. Une chose est sûre, la pharmacienne n’a pas fini de prescrire du rêve à ses lecteurs.