Infos arnaques : vigilance et bons réflexes

Publié le 16 octobre 2020
Des pratiques commerciales abusives, mensongères ou trompeuses, visant particuliers et entreprises, sont signalées à nos services et arrivent tout au long de l’année. La DGCCRF a pour mission d’enquêter sur ces arnaques et de les sanctionner, mais aussi d’informer le consommateur afin qu’il ne se laisse pas abuser.

Si vous êtes victime d’un vol à la fausse qualité ou d’un vol par ruse. Ne paniquez pas. Prévenez immédiatement les services de police en composant le 17, votre réactivité permettra une intervention rapide visant à interpeller les auteurs. Retrouvez ci-dessous les conseils pour vous prémunir des principales pratiques identifiées par le Ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance.
Suite à une remontée d’informations, concernant un démarchage effectué à domicile pour la mise en place d’une télé-assistance, proposant un abonnement mensuel de 20€, mettant en cause l’entreprise Mobilyti, partenaire de Mondial Assistance, sachez qu’il s’agit d’une pratique trompeuse et mensongère. En effet, la convention signée en date du 20 novembre 2019 entre le Conseil départemental de l’Essonne et Vitaris, Mondial Assistance et ses partenaires ne sont plus habilités à démarcher les Longjumellois.

(Le CCAS se tient par ailleurs à disposition des administrés pour tout contrat signé par erreur.)

Attention aux faux courriels et appels qui se font passer pour l’administration

Régulièrement des courriels ou appels téléphoniques usurpent l’identité de l’administration dans le but de pousser les usagers à communiquer des informations personnelles qui sont ensuite utilisées à des fins frauduleuses. Rappel des bons réflexes à avoir.

L’identité des services de l’administration est souvent usurpée à des fins frauduleuses

L’identité de l’administration est régulièrement utilisée pour des tentatives d’escroquerie réalisées par le biais de courriels ou d’appels téléphoniques.

Même si tous les services de l’administration peuvent être potentiellement utilisés dans le cadre de ces opérations frauduleuses, l’identité de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) ainsi que de ses services déconcentrés, est particulièrement utilisée par les fraudeurs.

En effet, parmi tous les courriels et appels frauduleux, les plus nombreux concernent les tentatives de fraude à la carte bancaire qui accompagnent la promesse d’une restitution d’impôts.

Mais soyez vigilant dans tous les cas, car de nombreuses pratiques abusives usurpant l’identité d’autres services de l’administration sont régulièrement constatées.

Le bon réflexe : ne jamais communiquer vos informations bancaires ou personnelles par courriel ou par téléphone

Se prémunir contre les tentatives d’escroquerie par courriel (Phishing).

Sachez que l’administration fiscale ne demande jamais à l’usager de lui communiquer ses coordonnées bancaires ou des informations personnelles par courriel, ni pour le paiement d’un impôt ou le remboursement d’un crédit d’impôt, ni pour compléter ses coordonnées personnelles. Si de telles demandes vous sont faites, il ne faut donc pas y répondre.

Il s’agit de tentatives d’hameçonnage (phishing en anglais), qui est une escroquerie au cours de laquelle l’émetteur se fait passer pour une administration (notamment la DGFiP) ou un grand organisme, et demande au destinataire de cliquer sur un lien pour accéder à son dossier personnel et renseigner des informations personnelles. Sachez que ces messages imitent très souvent le style et le visuel des messages officiels, en faisant notamment figurer l’entête ou à la signature de la DGFiP ou du ministère de l’Économie et des Finances.

Que faire si vous recevez un message électronique suspect ? L’administration et en particulier la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) vous conseille de :

  1. ne pas répondre pas au message
  2. ne pas cliquer sur les liens à l’intérieur du message (ils peuvent vous rediriger vers un faux site)
  3. supprimer le message de votre boîte aux lettres.

En cas de doute sur l’identité de l’expéditeur d’un courrier électronique (ou même postal) portant en-tête ou signature d’une administration, ou bien pour signaler une tentative d’escroquerie contactez par internet sur « internet-signalement.gouv.fr » ou par téléphone via le numéro vert gratuit mis en place par le gouvernement : 0 805 805 817. Vous pouvez également contacter directement votre Centre des Finances publiques, lorsque le message porte une entête de l’administration fiscale, dont le numéro de téléphone figure sur vos documents officiels (avis ou déclarations d’impôts…).

Se prémunir contre les tentatives d’escroquerie par téléphone et autres méthodes frauduleuses

D’autres pratiques abusives existent en dehors de celle du l’hameçonnage par courriel. C’est le cas par exemple des faux recensements, mais surtout des appels téléphoniques frauduleux (hameçonnage vocal ou vishing). Le principe est le même que pour le courriel. À savoir, une usurpation de l’identité de l’administration et notamment de l’administration fiscale à des fins frauduleuses.

Comment reconnaître un appel téléphonique suspect ? La méthode utilisée est toujours la même : l’usager reçoit un appel lui signalant qu’une anomalie a été constatée sur son dossier fiscal et l’invitant à rappeler un numéro au plus vite afin d’éviter d’éventuelles sanctions. Le numéro en question est surtaxé, facturé plusieurs euros la minute et n’appartient bien évidemment pas aux services de l’État. Il ne faut donc pas appeler le numéro indiqué.

Ces pratiques frauduleuses (vishing et phishing) ne se limitent pas à l’administration et notamment à l’administration fiscale mais touchent d’autres secteurs comme les banques, les assurances, ou encore les distributeurs d’énergie.

Tentatives d’escroquerie par téléphone: ce qu’il faut savoir

L’administration, et l’administration fiscale en particulier rappelle que :

  1. les numéros de carte bancaire des usagers ne sont jamais demandés dans le but d’effectuer des transactions ou des remboursements sur internet
  2. seuls les numéros de téléphone figurant sur les documents officiels (avis ou déclarations d’impôts…) ou le numéro Impôts Service 0810 467 687 sont fiables pour contacter les services des finances publiques
  3. consultez le site impots.gouv.fr ou les réseaux sociaux (Twitter ou Facebook) qui donnent des informations officielles sur le sujet.

Arnaques liées au Coronavirus

Depuis l’apparition des premiers cas de Coronavirus, les arnaques de la part de sociétés et d’individus malveillants se multiplient.

Il est important de rappeler :

Qu’il n’existe pas à ce jour de vaccin, d’aliments, de purificateurs d’air, de lampes, de compléments alimentaires ni d’huiles essentielles… qui protègent ni ne permettent de guérir du Coronavirus. Dès lors toute présentation de produits (alimentaires ou non) affirmant protéger ou guérir du coronavirus relève de la pratique commerciale trompeuse.

Que les dépistages du Coronavirus sont uniquement effectués par les autorités sanitaires pour confirmer un diagnostic. Toute société ou individu vous proposant un dépistage n’est pas compétent en la matière. L’Etat ne propose pas de kit de dépistage directement aux citoyens.

Aucun kit de dépistage ne peut donc être vendu sur internet et envoyé par voie postale.

Toute offre de dépistage semblant émaner des services de l’Etat est une arnaque pour obtenir vos données personnelles particulièrement vos coordonnées bancaires. De la même manière l’Etat ou les agences de l’Etat ne proposent pas de kit de confinement comprenant masque, gel hydroalcoolique, thermomètre ou autre matériel médical.

Que des sites internet frauduleux cherchent à vendre des médicaments alléguant une efficacité contre le virus ou des médicaments destinés au traitement d’autres maladies (VIH, paludisme…) qui font l’objet de recherches dans le cadre de la lutte contre le virus. La vente de ces derniers n’est possible que sur prescription médicale et en pharmacie ; acquérir ces médicaments en ligne est illégal et peut vous exposer à des risques graves pour votre santé (effets indésirables voire faux médicaments).

Que la vente en ligne de paracétamol a été suspendue (voir ci-dessous le lien vers le site de l’ANSM), et que les annonces sur internet proposant ce médicament sont donc frauduleuses.

Que les attestations de déplacement sont faites soit sur l’honneur, soit par l’employeur. Elles sont gratuites. Ne vous laissez pas séduire par des sites qui proposent de vous délivrer des attestations de déplacement contre rémunération, il s’agit d’arnaques. Attention également pour les sites proposant d’éditer une version numérique de cette attestation : vous êtes susceptibles de fournir des données personnelles particulièrement sensibles. Seules les attestations officielles imprimées, recopiées sur papier libre ou numériques délivrées par le ministère de l’Intérieur sont valables.

Que la décontamination des logements privés n’est pas prévue à ce jour par les services de l’État. Les personnes prétextant une décontamination obligatoire n’y sont pas habilitées et cherchent à s’introduire à votre domicile frauduleusement.

Que profitant de l’élan de solidarité d’aide aux personnels soignants organisé par des plateformes d’appel aux dons ou des cagnottes, certains individus exercent de manière illégale,  l’activité d’intermédiaire en financement participatif. Assurez-vous de l’identité du professionnel et de la destination de vos dons avant d’effectuer un transfert d’argent. La même vigilance doit s’appliquer aux appels aux dons en soutien à certains secteurs d’activité (édition, restauration, refuges pour animaux…).

Qu’il faut rester vigilant face aux offres d’investissements financiers. Ces offres peuvent revêtir dans le contexte actuel différentes formes : placements dans des valeurs dites « refuges » (or, métaux précieux, vin…) ou investissements avantageux dans des entreprises supposées générer des profits pendant l’épidémie de Coronavirus. Vérifiez la fiabilité des sociétés à l’origine de ces offres. Consultez les listes établies par l’Autorité des marchés financiers des sociétés ayant reçu une mise en garde ou ayant usurpé l’identité d’acteurs régulés : https://www.amf-france.org/fr/espace-epargnants/proteger-son-epargne/listes-noires-et-mises-en-garde. En tout état de cause, tout investissement suppose des risques, plus le rendement est élevé plus le risque est élevé.

Que les fraudes déjà connues se multiplient. Parmi ces fraudes le phishing ou le smishing (ou hameçonnage) qui consiste à usurper l’identité d’une entreprise ou d’une administration pour envoyer des courriels ou SMS liés à l’épidémie de Coronavirus et ainsi inciter à cliquer sur un lien ou rappeler un numéro surtaxé afin d’obtenir vos données personnelles (notamment bancaires) ou un transfert d’argent. De la même manière, la fraude des appels à rebonds consiste à inviter (par des appels ou des messages laissés sur le répondeur) le consommateur à appeler un numéro surtaxé, sous de faux prétextes liés au coronavirus ou à sa situation administrative.

Qu’à titre subsidiaire, les annonces de livraisons rapides ou sous délais courts (gratuites ou payantes) doivent être appréhendées par le consommateur avec précaution aux vues des circonstances actuelles qui ne permettent pas systématiquement une livraison dans le délai attendu.


Démarche frauduleuse en matière de médiation de la consommation

La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et la commission d’évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation (CECMC) ont été informées des pratiques d’une société adressant aux professionnels un courrier leur rappelant leurs obligations en matière de médiation de la consommation et les sanctions encourues s’ils ne les respectent pas.

Dans ce courrier, cette société invite les professionnels à la contacter dans les plus brefs délais afin de régulariser leur situation. Il est demandé aux professionnels de ne pas donner suite aux sollicitations dont ils feraient l’objet de la part de cette société et d’en informer la DGCCRF à l’adresse suivante : Bureau-1D@dgccrf.finances.gouv.fr notamment si un contrat a été conclu avec elle.