Rue Victor Basch

Des arbres fruitiers particuliers, des abeilles, des abris à insectes, des plantes aromatiques et un parterre fleuri… le Verger pédagogique est un grand laboratoire en plein-air de la biodiversité. Lors de sa présentation au premier Conseil de quartier de Balizy-Gravigny, ce projet avait reçu l’adhésion des habitants qui se sont même proposés pour participer à la gestion et à l’animation du futur jardin fruitier.

Situé sur une parcelle de terrain appartenant à la Ville entre la rue Victor Basch et la rue de la Meule Penchée autour du chemin de la Grange du Breuil, il rassemble 78 arbres et arbustes de variétés anciennes.

Un lieu de conservation de la biodiversité

Le Verger pédagogique a pour ambition de faire comprendre que les variétés traditionnelles sont en voie de disparition, faire parler ceux qui en ont pris conscience et leur donner concrètement les moyens d’y remédier chez eux. Voilà pourquoi il rassemble une diversité de variétés d’arbustes (cassis, framboisiers, groseilliers) et d’arbres fruitiers (pommiers, poiriers, pruniers, abricotiers, cerisiers, pêchers, figuiers…).

Parce qu’ils servent de protection naturelle pour les arbres, les insectes ne sont pas absents grâce à l’installation d’abris à insectes et à la culture de plantes spécifiques favorisant leur développement.

Un Verger biologique et pédagogique

Les plantations sont disposées sur une surface importante de 6 000 m² afin de laisser des espaces en jachère. La culture est organisée ainsi de manière raisonnée et sans emploi de pesticides pour permettre une production parfaitement bio.

Lors de portes ouvertes, le jardinier animateur nature transmet aux plus curieux les secrets de la taille fruitière. Sans oublier les écoles dont les enfants peuvent observer les différentes étapes de la pousse et de la fructification et participer à des séances de dégustation et de sensibilisation au goût.

La création de ce verger n’était pas possible sans le concours de partenaires comme Truffaut et l’association des Croqueurs de pommes d’Ile-de-France qui forme les agents de la Ville à la taille des arbres fruitiers.

Des espèces pas si courantes…

Vous trouverez dans le verger des espèces originales comme le nashi, un arbre fruitier issu d’Extrême-Orient. Le Nashi a été introduit en France à la fin des années 1980. Il est autrement appelé « pomme-poire » en raison de sa parenté avec le poirier et de son fruit en forme de pomme. Il arrive généralement à maturité à la fin du mois d’août et sa texture juteuse procure un goût unique.

Autre curiosité du verger : le cerisier Bigarreau Stark Gold, identifiable à ses cerises jaunes. Leur couleur les protège des oiseaux qui, croyant qu’elles ne sont pas encore arrivées à maturité, s’en désintéressent. Ce qui donne une fertilité incomparable à cette magnifique variété.

Une production de miel bio

Des ruches sont disposées au cœur du Verger. La production du Miel de Longjumeau est offerte aux nouveau-nés et aux mariés longjumellois.

Des abris à insectes

Des abris à insectes ont trouvé leur place pour développer une protection écologique contre les insectes ravageurs. Le service Parcs et jardins a installé des abris destinés à les attirer, les retenir et leur offrir un gîte leur permettant d’hiverner et de se reproduire. Ces refuges en bois de mélèze, naturellement imputrescible, sont agrémentés de briques creuses, de paille, de rondins de bois, de bambou… pour recréer les milieux de vie des précieuses petites bêtes. Les endroits choisis sont assez calmes, à l’écart des allées et venues. Aux alentours, les fleurs semées sur les parterres offrent aux insectes un accès facile à leur nourriture. Placés au verger pédagogique, les abris permettent d’éviter le recours aux pesticides pour la protection des arbres fruitiers. C’est un véritable biotope qui peut ainsi se développer, en favorisant la biodiversité locale par le rétablissement de l’équilibre de la chaîne alimentaire.

Des aromates contre les nuisibles

Des plantes aromatiques pour développer la biodiversité. Chaque arbre fruitier du Verger partage son terreau avec quatre pieds d’une plante aromatique pour bénéficier des vertus de cette dernière.

Les plantes aromatiques sont connues pour leurs propriétés condimentaires (fenouil, ciboulette, persil…) et officinales (sauge, verveine…). Elles jouent également un rôle important de rempart contre les nuisibles. Par exemple, la ciboulette protège contre la gale, la verveine, la citronnelle et la coriandre repoussent les pucerons et la lavande éloigne les rongeurs… Mais leur présence au verger pédagogique permet aux Longjumellois de découvrir des plantes aux odeurs particulières. Au rayon des curiosités, une incroyable variété de menthes (menthe bergamote, menthe orange, menthe pomme…) dont l’appellation correspond vraiment au parfum qu’elles dégagent !

Les plantes officinales et mellifères, comme le romarin, la sauge ou l’hysope sont impliquées dans la bonne santé des ruches. Pour les abeilles comme pour l’homme, leurs qualités médicinales renforcent et protègent l’organisme.

Une prairie pédagogique

Une prairie fleurie, organisée comme un labyrinthe ludique, recelant des plantes et des fleurs aux vertus étonnantes. Au verger, sous les arbres fruitiers, 17 carrés fleuris ont été plantés pour faire découvrir des plantes aux vertus merveilleuses. Les mélanges de fleurs sauvages associés aux graminées mêlent attraits esthétiques et écologie. Les promeneurs découvrent, observent, sentent, font le plein de couleurs et de parfums enchanteurs. Chaque parcelle est équipée d’un panneau expliquant la composition florale et son utilité. Les 17 carrés de présentation participent à la création d’un biotope complet sur la parcelle.

Par exemple, le carré oiseaux est un mélange de fleurs dont la production de graines en période de défloraison est importante. Il fournira de la fin juillet à décembre une ressource d’alimentation pour les volatiles. La zone papillons contient des plantes comme l’aneth et l’anthriscus qui sont des supports de prédilection pour la chenille du Machaon, plus communément appelée papillon Grand Porte-Queue. La parcelle PBI (Protection Biologique Intégrée) s’intègre dans une logique de lutte biologique contre les nuisibles. Certaines variétés attirant les pucerons sont plantées parmi d’autres, privilégiées par les auxiliaires de culture, fameux prédateurs d’insectes ravageurs. Cela fixe les nuisibles à l’écart des cultures et les piège au cœur du territoire de chasse de leurs prédateurs. Les espaces salsa et fiesta offrent une explosion de couleurs estivales par leurs teintes vives et lumineuses tandis que le massif Lancelot donne de la place aux fleurs champêtres et anciennes.

Cette prairie pédagogique toute entière procure en outre une ressource de très bonne qualité pour l’ensemble des pollinisateurs.