Disparition de Catherine Roussellet-Millot, Première Adjointe au Maire
Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet et le Conseil Municipal ont la douleur de vous faire part du décès de
Catherine Roussellet-Millot,
Première Adjointe au Maire,
chargée de la Culture et de l'animation, du Développement économique, et de l'Insertion professionnelle des jeunes
survenu dimanche 5 septembre 2010.
La Ville de Longjumeau s’associe au chagrin de sa famille et de ses proches.
Hommage à Catherine Roussellet-Millot
Lundi 13 septembre 2010
en l'église Saint Martin de Longjumeau
Voici bien un discours que j'aurais voulu n'avoir jamais à dire. Et qui me paraît encore un peu irréel, comme à beaucoup parmi nous, tant Catherine était la vie même.
La vie et la bienveillance. C'est en effet ce mot, le mot de bienveillance, qui s'est imposé dès lundi lorsque, informée de la nouvelle, j'ai proposé à tous les membres du personnel municipal qui le souhaitaient de se réunir, et qu'il a bien fallu mettre quelques mots sur une douleur qui les supportait peu.
Ils étaient d'ailleurs venus en grand nombre, comme nous sommes présents aujourd'hui en grand nombre autour de Jean-François, Valentin et Guillaume. Et ce nombre témoigne, à lui seul, de ce que Catherine était pour nous tous et de ce que nous lui devons.
Catherine étendait à tous une bienveillance sans ombre. Peut être voyait-elle en chacun la part de Dieu, de préférence à toute chose. En passant la porte de Catherine on rencontrait d'abord un regard, et il était bienveillant, c'est-à-dire positif.
Et sous ce regard, chacun était invité en retour à donner le meilleur de soi, comme naturellement.
Il n'y entrait pourtant aucune naïveté et Catherine pouvait être d'une lucidité percutante sur les vices, les insuffisances ou les petitesses des uns ou des autres. Une lucidité très souvent habillée d'humour, qui faisait de Catherine une merveilleuse amie du quotidien. Elle était exigeante, très exigeante, tout simplement. Et l'exigence ne le cédait qu'à la bonté. Voila, me semble-t-il, l'alchimie particulière qui faisait de Catherine un peu notre grande sœur à tous.
Catherine était la clef de voûte de mon équipe municipale. Ceci ne se résume pas à un titre. Première adjointe bien sûr; mais aussi inspiratrice, médiatrice. Elle catalysait les énergies, modérait les excès, arbitrait les conflits.
Elle était très réservée aux premiers temps, et j'avais dû l'inciter à user d'une autorité naturelle qui ne demandait qu'à s'exprimer. Elle avait finalement trouvé son équilibre, c'est-à-dire le notre, l'équilibre d'une équipe qu'elle animait, au sens plein du mot. Elle était un peu de son âme.
C'est peu de dire que sa maladie, qui s'était déclarée au début du printemps, nous avait surpris. Catherine portait, par bonté, par tempérament, beaucoup des malheurs de chacun : comment aurait-elle été malade? Elle était bien souvent le médecin des âmes des uns et des autres. Elle soignait à coup d'énergie et de sagesse les bobos du cœur, les cabosseries du quotidien. On ne croit pas possible, on n'imagine pas la maladie de celui qui guérit.
Elle avait voulu qu'on le sache, qu'on ne fasse pas mystère de son mal, et j'en avais très vite informé le Conseil Municipal qui avait unanimement fait bloc autour d'elle, comme il a unanimement fait part de sa douleur lundi dernier, au-delà des voix multiples qui le composent, et comme il est très largement rassemblé aujourd'hui.
Catherine avait poursuivi son chemin à nos côtés ces derniers mois. Moins présente certes, mais toujours attentive à tous et à tout. Les mails, les visites qu'on lui rendait, les apparitions qu'elle faisait, et qui étaient toujours un bonheur profond. Nous continuions à puiser au puits de son courage. Peut-être puisait-elle un peu au puits de notre énergie et de notre certitude intacte de la revoir vite reprendre toute sa place.
Cet été les nouvelles étaient bonnes. Et nous nous réjouissions. L'aggravation de sa situation fin août, l'hospitalisation, les informations alarmantes nous ont saisis au sortir de la torpeur de l'été.
Catherine ne pouvait pas mourir. Elle n'aurait pas voulu que nous nous laissions emporter par un fleuve de douleur. C'est sous son regard, pour ceux qui partagent la foi solide qui était la sienne, et en tout cas habités de son souvenir et de son esprit, que nous continuerons avec elle notre chemin.