Les arbres comptent
Longjumeau compte et ausculte ses arbres afin d’obtenir un plan de gestion de son patrimoine arboré.
Bois, bosquets, parc, squares, arbres d’alignement, arbres isolés… Longjumeau est une ville très largement boisée. Un tel patrimoine arboré nécessite une gestion cohérente et raisonnée. Pour définir un plan d’entretien de toute cette végétation, un recensement et un diagnostic de son état de santé sont nécessaires.
Le relevé topographique
Le comptage et la localisation des arbres, et groupes d’arbres, sont engagés depuis début janvier. Vous avez peut-être croisé dans les rues de Longjumeau les géomètres qui réalisent un relevé topographique leur permettant d’établir la carte du patrimoine arboré.
Les géomètres recueillent les coordonnées individuelles des arbres lorsqu’ils sont isolés ou épars, et celles des zones arborées pour les plantations plus denses.
La localisation se fait par satellite avec un GPS. Mais Longjumeau étant en cuvette avec par endroits des constructions hautes, la réception n’est pas toujours suffisante. Dans ces cas, les géomètres utilisent un instrument robotique : le tachéomètre. L’appareil mesure les angles horizontaux et verticaux pour déterminer des directions, mais il peut également calculer les distances. Ainsi, à partir d’un point connu, on peut établir la situation d’un objet en 3 coordonnées absolues (latitude, longitude, altitude).
Une carte d’identité
A partir d’avril, un arboriculteur expert va définir une carte d’identité pour chaque arbre ou groupe d’arbres. Cette fiche présentera le genre, l’espèce, la famille, l’âge estimé, la hauteur, le diamètre, les contraintes (proximité de la route, de fils électriques, de conduite en sous-sol…), ainsi que l’état de santé de chacun des individus (parasites, mycoses, blessures…).
Ce diagnostic phytosanitaire déterminera les solutions préconisées pour l’épanouissement du patrimoine arboré longjumellois de la plus simple à la plus radicale. Il peut s’agir de soin basique (traitement à la bouillie bordelaise par exemple), de taille préventive (pour éviter un obstacle), de taille curative (branche cassée, champignons, gui…) ou enfin, en cas de dangerosité, l’abattage.
Ce travail aidera à identifier les arbres remarquables, exceptionnels par leur âge, leurs dimensions, leurs formes, leur passé ou encore leur légende. Ils représentent un patrimoine naturel et culturel dont il faut prendre le plus grand soin.
Une opération de sécurisation
Le récent abattage de peupliers malades montre que la gestion du patrimoine vert passe par la sécurisation des arbres dangereux.
Tous les ans, de nouveaux arbres en ville
Durant l'hiver 2009-2010, la Ville s’est enrichie de 80 nouveaux arbres plantés le long des routes, dans les parcs et jardins et autour des bâtiments municipaux.
Depuis 2008, la Ville a planté 318 arbres mais a dû en abattre 96.
La règle de 3 plantés pour 1 abattu que s'impose la municipalité reste la norme à Longjumeau.