Développement durable

« J'économise en roulant propre. »

Depuis trois ans, la famille Cardoso a mis une croix sur l’essence.

Leur voiture, un modèle familial, fonctionne à l’éthanol. Composé pour 85 % d’un alcool produit à partir d’espèces végétales (betterave, canne à sucre, blé ou autre) et pour 15 % d’essence, ce carburant est considéré comme moins polluant que les autres. A l'inverse des énergies fossiles comme le pétrole, le bio-éthanol est issu de plantes qui, en poussant, absorbent le CO2 qui sera par la suite rejeté par le carburant. On considère donc que, sur cet aspect, le bio-éthanol ne participe pas à l'effet de serre. Le moteur du véhicule peut également fonctionner à l'essence. « Avec un plein d’éthanol, on fait à peu près 100 km de moins qu’avec de l’essence (20 %), mais c’est beaucoup moins cher. En trois ans, le prix du litre a fluctué entre 80 et 83 centimes ! Les stations sont peu nombreuses, la plus proche se trouve aux Ulis. »

Pour rejoindre son travail à Issy-les-Moulineaux, Frédéric Cardoso utilise un scooter électrique : « C’est l’équivalent d’un 125 cm3. La vitesse de pointe est de 105 km/h. La batterie se charge en 3 heures pour une autonomie de 60 km. J’en suis très satisfait, j’ai déjà parcouru 18 000 km avec et l’entretien est quasiment nul (50 € par an). » Le véhicule ne rejette pas de CO2 dans l’atmosphère, et ne produit aucune nuisance sonore. « Le nombre de stations électriques est limité. Les grandes villes en mettent à disposition, mais pas les centres commerciaux. Le prix d'achat aussi reste un obstacle d’autant qu’il n’y a aucune incitation fiscale. »

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