A la découverte de la biodiversité
Quand des enfants des écoles partent à la découverte de la faune et de la flore longjumelloise grâce au Centre Ornithologique d’Ile-de-France (CORIF)...
C’est le retour du printemps, le soleil brille, les oiseaux chantent, les abeilles butinent, les fleurs nouvelles se balancent sous la brise… Ces petits détails bucoliques font partie du décor de nos villes et, parfois, nous sortent du rythme urbain pour nous plonger dans des songes poétiques. Pourtant, nous rendons-nous vraiment compte des contraintes que subit cette biodiversité ? Sommes-nous conscients des obstacles que franchissent les oiseaux pour continuer de chanter et les fleurs pour danser sous le vent ? C’est dans cet esprit que le CORIF* a mis en place un cycle d’éducation à l’environnement destiné aux élèves d’écoles élémentaires (du CE2 au CM2), accompagné sur notre territoire par Europ'Essonne. 3 écoles de Longjumeau se sont engagées dans cette action cette année, alternant travail en classe et observation sur le terrain.
Théorie et pratique
En quatre demi-journées, les élèves vont découvrir la vie qui se cache un peu partout dans notre ville et surtout les méthodes que la biodiversité déploie pour subsister.
Pour la première séance, un animateur du CORIF vient en classe travailler avec les élèves. En petits groupes et avec un matériel adapté (des cubes en bois), les enfants doivent réaliser une maquette de leur ville en trois dimensions. L’activité permet aux enfants de traduire spontanément leur perception initiale du territoire. Les représentations servent de base de travail. Elles permettent de rebondir sur les idées préconçues des enfants. A l’aide d’une carte du territoire communal, l’animateur explique ensuite la notion de corridor écologique (voir ci-contre) et explique les contraintes que peuvent représenter une route, des câbles électriques ou un bâtiment pour des animaux.
Hors les murs
Après une première phase de réflexion, il est temps de se confronter à la réalité du terrain. Installés en surplomb de la plaine de Balizy, les élèves doivent dessiner le paysage qu’ils observent. Leurs œuvres mettent ainsi en évidence les corridors écologiques, mais aussi les obstacles gênant la circulation des animaux entre les espaces naturels.
Assez travaillé, c’est le moment de partir à la chasse au trésor à la recherche de graines. Mais au fait, ces graines, comment se dispersent-elles ? Tout en s’amusant, les enfants découvrent leur voyage au gré du vent, de l’eau, grâce aux animaux…
La troisième partie du cycle se passe également sur le terrain. Le rendez-vous est donné à l’étang de la plaine de Balizy. Les enfants doivent répertorier toutes les formes de vie (végétales comme animales) présentes aux alentours. L’inventaire accompli, le groupe se prête au petit jeu de la classification de la faune et de la flore par qui sert à quoi ? et qui mange qui ?, animation qui permet de comprendre l’importance de tous les êtres vivants présents.
Trouver des solutions
De retour en classe pour une dernière séance bilan (et toujours à l’aide de petits cubes), les élèves recréent une maquette en imaginant des aménagements pour créer des corridors écologiques. Par petits groupes, ils sont confrontés à des situations diverses présentant différents obstacles (les routes, les zones bâties, les champs, les lignes à haute-tension…). Chaque équipe doit défendre son projet devant le reste de la classe.
Les cycles complets déjà réalisés ont débouché sur des propositions étonnantes et parfois farfelues comme l’ascenseur pour animaux !
Les informations que les élèves ont assimilées au cours de ce voyage avec la biodiversité, le long des corridors écologiques du territoire de la commune de Longjumeau, leur serviront peut être à proposer des projets au conseil municipal des enfants, l'année prochaine.
* Centre ORnithologique d’Ile-de-France
Maison de l'Oiseau
Parc forestier de la Poudrerie
Allée Eugène Burlot, 93410 Vaujours
01 48 60 13 00
Qu'est-ce qu’un corridor écologique ?
Un corridor écologique est un espace qui relie des écosystèmes ou des habitats naturels et qui permet le déplacement des espèces ainsi que le brassage génétique de leurs populations. Les animaux et les plantes voyagent d’un endroit à un autre par ces passages. Les cours d’eau et leurs végétations riveraines, les haies et les talus végétaux sont des exemples de corridors écologiques.
Quelques oiseaux que l’on peut entendre à Longjumeau
La Mésange
Les mésanges sont de petits oiseaux actifs, de forme assez trapue et au bec court. Les mésanges nichent dans des trous d'arbres, mais utilisent souvent les nichoirs dans les jardins. Elles sont très sociables et fréquentent volontiers les mangeoires en hiver. Elles se nourrissent d’insectes et de graines.
Le Merle noir
Le merle mâle le plus répandu en Europe (holotype) est entièrement noir avec un bec jaune et un anneau jaune autour de l'œil alors que la femelle adulte et les juvéniles ont un plumage brun. Cette espèce niche dans les bois et jardins, construisant un nid en forme de coupe aux formes bien définies, bordé de boue. Il est omnivore et consomme une grande variété d'insectes, de vers et de fruits.
La Fauvette à tête noire
Le mâle a une calotte noire luisante, le dessus grisâtre, les côtés de la tête et le dessous gris cendré. La femelle a la calotte brun-roux. La fauvette à tête noire zinzinule. Elle émet des cris de contact secs et courts et un chant clair, flûté et mélodieux. On peut rencontrer la fauvette à tête noire dans les sous-bois, les taillis, les haies, les parcs et les jardins, ainsi que les buissons avec arbres. Ce migrateur partiel revient chez nous vers les mois de mars-avril et se nourrit surtout de mouches et de chenilles ainsi que de baies et de fruits en automne.