Salon des Indépendants
Du samedi 5 au dimanche 13 février, la Ville de Longjumeau accueillait les oeuvres d'artistes amateurs dans quatre sites d'exposition.
Pour sa troisième édition, le salon des Indépendants réunissait 164 oeuvres, soit une vingtaine de plus que l'année dernière. Parmi celles-ci, 29 concouraient pour le thème de cette année : Longjumeau, ma ville. Un jury rassemblant des artistes, des élus et des professionnels, a du choisir celle qui a reçu le prix du thème.
Le jury avait aussi la charge de départager deux prix : un pour les aquarelles, dessins à l'encre, pastels et lavis, le second pour les autres techniques. 64 artistes - dont 31 Longjumellois - se sont confrontés, dans les 4 sites d'exposition, au regard du public qui a pu désigner, dans chacun d'eux, son coup de coeur.
Parmi ces 4 prix du public, celui ayant recueilli le plus grand nombre de suffrages a été élu grand-prix du public. Au final, le 13 février, 7 prix ont été ainsi décernés et les lauréats peuvent exposer leurs oeuvres un peu plus longtemps à la Galerie des Charmilles qui joue les prolongations.
Pour sa 3e édition, le salon des Indépendants a présenté 18 sculptures de Nacéra, sculptrice installée en Essonne depuis 20 ans. Elle expose dans une dizaine de galeries et participe à de nombreux salons. Lors d’un salon à Palaiseau, Catherine Roussellet-Millot, alors première adjointe chargée de la Culture, avait remarqué les oeuvres de Nacéra. Après une exposition à la Galerie des Charmilles, la Ville lui a proposé d’être invitée d’honneur de l'édition 2011 du salon, ce qu’elle a accepté avec joie.
Pouvez-vous nous éclairer sur votre parcours artistique ?
J’ai commencé par la peinture. Au fil de mon travail de création, je rajoutais de plus en plus d’épaisseur et de relief à mes oeuvres. J’ai compris que la 2D ne me suffisait plus. J’avais besoin de volume. J’ai essayé la sculpture et cela m’a émerveillée. Il y a toujours la même magie à chaque objet qui naît entre les doigts. Mon enthousiasme était si grand qu’il m’a donné l’envie de transmettre le savoir-faire acquis. Aujourd’hui, je consacre une grande partie de mon emploi du temps à l’enseignement.
Comment naît une oeuvre ?
La plupart du temps, je n’ai pas d’idée préalable. Pour le travail de création pur comme mes « grandes dames », je ne travaille jamais à partir d’esquisses sur papier. Je ne cherche pas. Je modèle l’argile, je laisse la créativité s’exprimer et les formes prendre vie entre mes doigts. Pour les nus, la méthode est différente. Je travaille avec des poseuses et poseurs pour pouvoir reproduire chaque détail du corps. Quand le travail de mise en forme est terminé, je cuis puis patine la sculpture. Avec le recul, je vois si je peux en tirer un bronze ou pas. Quand c’est le cas, je me tourne vers une fonderie d’art.
Comment abordez-vous le salon des Indépendants ?
C’est très flatteur d’être invitée d’honneur. Cela donne l’opportunité de rencontrer le public. Un salon présente des oeuvres aux gens dans leur ville, dans un espace qu’ils connaissent. J’ai la chance de pouvoir vivre de ma passion, alors la partager me semble tout naturel.