Découvrir l’art et la culture à l’école
L'année scolaire se termine. Profitons-en pour présenter une action organisée régulièrement dans les écoles de Longjumeau pour ouvrir les enfants aux pratiques culturelles et artistiques.
Chaque jeudi, Slim Ezzatour, musicien (basse, percussions), est reçu par les classes de CM1 de Mesdames Paris et Cobon de l’école Saint-Exupéry. Avec ces ateliers danse et percussions, il vient leur proposer un aperçu de la culture d’Afrique de l’Ouest. « L’Afrique est un très vaste continent. Parler de musique africaine est un abus de langage, il y a des musiques africaines, raconte le musicien. L’empire mandingue regroupait au moyen-âge la Guinée, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Mali… ces pays ont gardé des traces communes de cette culture. »
A Longjumeau, dès les écoles maternelles et élémentaires, les élèves sont considérés comme des graines d’artistes. Pour développer la personnalité créative des enfants, les enseignants conjointement avec des intervenants spécialisés mis à disposition par la Ville, définissent un projet pédagogique intégrant une approche concrète de l’art et de la création artistique : les Ateliers de Pratiques Artistiques (APA). Ateliers conte, théâtre, musique, arts visuels et depuis cette année danse contemporaine, au fil de leurs cursus, les enfants sont amenés à toucher à tout. Les ateliers sont réguliers et certains projets font l’objet d’une réalisation et/ou restitution en fin d’année.
La culture mandingue
Le djembé bien calé entre les genoux, les enfants répondent aux rythmes lancés par Slim : « J’ai inventé un code à base de nombre de syllabes et de mots simples pour faciliter l’apprentissage. Choux, une syllabe, on tape une fois, patate, deux syllabes, on tape deux fois, petit pois, trois fois… ». Younes maîtrise le sujet : « ce n’est pas très dur, j’avais déjà fait du djembé avant ». Mais tout le monde n’est pas aussi rapide : « tout seul j’y arrive, mais quand tout le monde joue, je ne sais plus ! » Dans le cercle formé par les jeunes percussionnistes, les élèves danseurs enchaînent en rythme des mouvements chorégraphiés nommés la marche, le papillon, la cueillette, l’éventail, Superman… Noélie, Océane, Adriana, Emna, Victor et Kadiatou s’emmêlent parfois les pinceaux, mais toujours avec le sourire : « superman, c’est le plus dur, il y a trop de gestes, la cueillette aussi, à chaque fois je me trompe de sens ! »
Ces ateliers de sensibilisation, et c'est un objectif espéré, peuvent donner l’envie à certains d’approfondir leur pratique dans le cadre de l'écoles de musique Mozart ou d’une association culturelle. Cela peut déboucher également sur le désir d’assister plus fréquemment à des spectacles vivants et donc d’enrichir sa culture.