Mardi 26 Septembre 2017

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Vie de quartier

Vivre sa vocation

Il est possible de vivre de sa passion. Si vous avez celle de porter secours, vous êtes fait pour devenir sapeur-pompier professionnel.

Les sapeurs-pompiers professionnels exercent des missions variées en fonction de leurs grades et de leurs formations. Ils doivent accomplir des missions administratives ou techniques en rapport avec leurs spécialités. En intervention, ils peuvent être amenés à diriger une équipe ou coordonner l’action de plusieurs véhicules de secours.

Au moins 1,60 m

Pour devenir sapeur-pompier professionnel, il faut passer un concours. Quelques conditions sont requises : être âgé d’au moins 18 ans et de 25 ans au plus au 1er janvier de l’année du concours, posséder la nationalité française, jouir de ses droits civiques, posséder un casier judiciaire vierge, être d’une taille supérieure ou égale à 1,60 m et remplir les conditions d’aptitudes spécifiques. Le concours comprend des épreuves physiques et sportives, des épreuves écrites et des épreuves orales.

Après réussite au concours, les lauréats sont inscrits sur une liste d’aptitude. Ils ont alors trois ans pour trouver un poste vacant. Le recrutement se fait en qualité de sapeur stagiaire pour une durée d’un an, durant laquelle le stagiaire suit sa formation d’intégration à l’Ecole Départementale d’Incendie et de Secours de l’Essonne (EDIS). Après titularisation, le sapeur a accès aux grades de caporal, sergent et adjudant sous conditions d’ancienneté et de formation. Il peut aussi devenir officier (major ou lieutenant) par concours interne ou examen professionnel, avec cette fois encore certaines conditions d’âge, de grade, d’ancienneté ou de formation.

 

Laurent, pompier professionnel

Cela fait 24 ans que Laurent est sapeur-pompier professionnel. Aujourd’hui, il est adjudant au CIS de Longjumeau qu’il a rejoint il y a 11 ans.

« J’ai commencé ma carrière par cinq années au sein des pompiers de Paris. J’avais besoin d’un métier bien cadré qui donne une bonne direction à ma vie. La carrière de pompier me l’a offerte. Pour la plupart d’entre nous, ce métier, c’est un rêve de gamin. Ici, chaque journée est différente. Ça bouge beaucoup, l’activité est importante. Quand on n’est pas en intervention, on fait des manœuvres ou du sport. C’est aussi un métier d’équipe où l’on apprend à vivre en collectivité. Sur le terrain, il faut être très rigoureux pour que cela se passe bien. Il faut également réussir à faire preuve de détachement pour ne pas être trop affecté. La hantise de tous, ce sont les interventions dont dépendent des vies d’enfants. Une alerte en pleine nuit fait passer le cœur de 40 à 120 pulsations minutes, cela cumulé aux efforts physiques permanents donne qu’en fin de carrière un pompier est bien usé. Quand mon corps le réclamera, je m’orienterai vers des tâches plus administratives ».

 

Le lieutenant

Le lieutenant Elise Deguin dirige le CIS de Longjumeau depuis 2007.

Entre 1999 et 2001, en parallèle de ses études, elle était pompier volontaire dans le département des Yvelines. Elle passe pro en 2001 suite à sa réussite au concours de lieutenant. Après six mois de formation à l’école nationale supérieure des officiers sapeurs-pompiers, elle intègre son premier poste au service formation de Palaiseau. Elle y devient chef du service logistique en 2002, puis revient au service formation, mais en tant que chef en 2004. C’est en 2007 qu’elle a pris ses fonctions à Longjumeau.

« Etre chef de centre engendre beaucoup de travail administratif et logistique. C’est assez compliqué car nous ne possédons pas de budget autonome. Nous sommes totalement dépendants de l’instance départementale (SDIS 91). Le management reste l’essentiel de ma fonction. L’arrivée de mon adjoint, le major Maréchal, a permis de me dégager d’une partie du travail administratif. Le CIS a pu aussi grâce à cela monter plus d’actions de prévention.

Etre lieutenant m’engage également à des fonctions opérationnelles. Toute intervention engageant plus de deux véhicules, nécessite la présence d’un chef de groupe pour la coordination des opérations. Je tiens donc des astreintes qui peuvent m’amener à quitter le centre en cas de mobilisations de ce genre, et cela est assez régulier. »

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