Lundi 20 Août 2018

Longjumeau, le site Internet

Vous êtes dans : Accueil > Vie de quartier > Sécurité et prévention > Nos partenaires > Pompiers de Longjumeau > Un incendie bien maîtrisé

Vie de quartier

Un incendie bien maîtrisé

© SDIS91

Un impressionnant incendie a fait partir en fumée un entrepôt d’une entreprise longjumelloise. Grâce à une intervention maîtrisée des pompiers et un système de prévention aux normes et efficace, l’environnement a été préservé.

Mardi 12 juin à 20h01, le centre de traitement des appels du Sdis de l’Essonne est alerté pour un « feu de casse auto » à Longjumeau. Il engage les sapeurs-pompiers du centre d’incendie et de secours (CIS) de la ville. Sur le trajet, un large panache de fumée noire se propage dans le ciel.

Un fourgon pompe tonne (FPT) et la grande échelle sont les premiers engins sur place. Ils sont très vite rejoints par un FPT et un fourgon mousse grande puissance (FMOGP) de la caserne de Palaiseau.

Face à ce sinistre qui concerne un entrepôt de 3 000 m², les sapeurs-pompiers vont lutter. « Une structure de la sorte, en métal et en tôle, brûle vite et s’effondre comme un château de cartes sous l’effet des flammes. Dans un cas comme celui-là, il n’y a qu’une conduite à tenir : protéger l’environnement immédiat et les bâtiments attenants », explique un sapeur-pompier.

Pour cela des renforts sont appelés. Trois heures de lutte sont nécessaires pour venir à bout des foyers principaux. « Nous avions 11 lances capables d’envoyer chacune de 500 à 1 000 litres par minute. » Il faudra encore une heure pour éteindre les foyers secondaires.

Ensuite une longue nuit de surveillance commence. La fin de l’intervention est déclarée à 11h50 le lendemain, mercredi 13 juin. En tout, plus de 70 sapeurs-pompiers de Longjumeau, Wissous, Arpajon, Chilly-Mazarin, Palaiseau, Savigny-Morangis, Bièvres, Epinay-sur-Orge et Massy-Igny, se sont relayés sur cette intervention durant laquelle un sapeur-pompier s’est légèrement blessé.

Mais où va l’eau ?

En début d’intervention les flammes dégagent une chaleur comprise entre 800 et 1 000 degrés. 75 % de l’eau s’évapore avant d’atteindre sa cible. Puis petit-à-petit l’eau prend le dessus sur le feu, et des milliers de litres sont déversés sur les flammes. Mais toute cette eau souillée par les divers produits polluants que dégage l’incendie de la casse automobile, où va-t-elle ?

Par arrêté préfectoral, une casse automobile à l’obligation d’organiser en son sous-sol un système de rétention d’eau d’une capacité de 400 m3. Le site de la casse est criblé de grilles d’évacuations qui dirigent les eaux vers une citerne filtrante de 120 m3. Plusieurs grandes cuves souterraines de trop plein portent la capacité de rétention totale du site au niveau souhaité. En fonctionnement normal, la citerne filtre et traite l’eau avant de la rejeter dépolluée dans le réseau des eaux usées.

Ce mardi 12 juin, les pompiers arrivés sur le site ont été prévenus de l’existence de ce dispositif et ont fermé la vanne d’écoulement de la cuve vers les eaux usées afin d’éviter toute pollution. « Aujourd’hui, notre système de rétention est plein. Une entreprise spécialisée va venir pomper les 400 m3 d’eau polluée et s’occuper de la dépollution, explique le gérant. On a toujours l’impression que les gens exagèrent avec la sécurité, mais là on se rend compte que grâce à un site aux normes, on évite de polluer l’environnement. L’ironie, c’est qu’on a installé notre borne incendie il y a 2 mois ! »

 

Partager cette page sur :

facebook twitter google

Haut de page