Mercredi 13 Décembre 2017

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La seconde vie des bâches du Tour

L’association Eco’actions pour la planète a récupéré les bâches et kakémonos utilisés pour la décoration de la ville lors du passage du Tour de France, pour les transformer en produits de maroquinerie.

Il y a 7 ans, Isabelle Nicolas choisit de rebondir face à un licenciement économique. L’ancienne commerciale qui vendait des produits à vie courte veut donner plus de sens à sa vie. Elle reprend des études et obtient un DEUST Environnement et traitement des déchets. « Nos déchets sont le reflet de notre mode de surconsommation et j’ai décidé d’agir concrètement pour inverser la tendance » affirme-t-elle. Elle entame alors une carrière de consultante en traitement des déchets et, en parallèle, ébauche un projet plus personnel.

En avril 2009, elle créé l’association Eco’actions pour la planète. Deux entrepreneurs impliqués dans le secteur événementiel adhèrent au projet. Didier Moinereau et Denis Berry, spécialistes des supports de campagnes de promotion éphémères (grandes bâches ou installations publicitaires en tout genre), se sentent particulièrement concernés : les objets qui sortent de leurs ateliers finissent à la benne après une vie très courte.

Une chaîne durable

Isabelle Nicolas reprend un concept encore très peu développé en France. Il consiste à réutiliser les bâches publicitaires pour en faire des articles de maroquinerie. Elle a développé une ligne d’objets communs (sacs, sacoches, trousses, mallettes d’ordinateurs…) mais uniques et exclusifs ! Choisir d’utiliser des matériaux existants, en fin de vie, pour leur donner une nouvelle utilité a un double impact écologique : réduire la quantité de déchets et éviter la production et le transport de nouvelles matières premières.

Le volet social du développement durable n’est pas oublié puisque la confection des articles de maroquinerie est confiée à une entreprise d’insertion sociale par le travail, les Ateliers de Chennevières, un ESAT*. Il n’existe que trois structures de ce type en France, spécialistes de la maroquinerie. La directrice, Virginia Froment se réjouit de cette collaboration : « Cela permet de franchir le stade de la maroquinerie classique. Les employés sont heureux de travailler sur des objets uniques et plus stylés ». La monitrice de l’atelier maroquinerie, issue du monde de la mode, est également enthousiaste : « Notre rôle est de développer le savoir-faire des employés afin qu’ils puissent un jour intégrer le marché ordinaire du travail. Diversifier les techniques et les matériaux les enrichit forcément. »

Pour aller au bout de la démarche éthique, Isabelle Nicolas a choisi de vendre ses produits à un prix raisonnable. Elle évite les marges du dépôt en magasin en optant pour une boutique en ligne, accessible depuis début septembre : http://www.boutique-ecoactions.fr

* ESAT : Etablissement et service d’aide par le travail, nouvelle appellation des CAT (Centre d’aide par le travail).

 

Comment concilier la mise en valeur d’un événement éphémère et le développement durable ?

C’est la question que s’est posée la Ville au moment du Tour de France. Des centaines de mètres de bâches et de bannières ont été créées pour habiller la ville. Un type de décoration souvent incompatible avec le respect de l’environnement car imprimé sur du PVC donc non biodégradable et difficilement réutilisable.

Aussi, dès leur conception, le recyclage des décorations du Tour à Longjumeau a t-il été intégré. A l’initiative de Sandrine Gelot-Rateau, adjointe au maire chargée du Développement durable, le service Communication s’est rapproché d’une association longjumelloise installée au Parc de l’Evènement, Eco-actions pour la planète, qui propose de donner une seconde vie à ces bâches.

Parallèlement, la Ville a souhaité confier à Jorge Codas, artiste longjumellois d’origine paraguayenne, lauréat du dernier Salon des indépendants, le soin de réaliser les visuels qui ont orné barrières et candélabres pour le 25 juillet. Une rencontre a été organisée entre l’artiste et l’association pour que les visuels soient le plus compatibles possible avec leur vie future.

Sur le village départ du Tour, les nombreux visiteurs ont pu passer commande, parfois en choisissant leur visuel. Le travail de conception a eu lieu en septembre et les produits seront livrés à l’occasion de la Braderie de Longjumeau les 9 et 10 octobre.

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