Samedi 21 Octobre 2017

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Solidarités

Affronter la maladie différemment...

Les travaux du service Oncologie au 6e étage de l’hôpital de Longjumeau ont permis d'offrir des locaux mieux adaptés à la prise en charge des malades. Ce dispositif complet améliore l’accompagnement des patients et de leur thérapie.

« Quand on annonce à un patient qu’il est atteint d’un cancer, c’est toujours un choc terrible. Le mot est systématiquement associé à la mort » avec ces mots, le Docteur Gérard Oliviero, chef du service pneumologie, résume une situation des plus difficiles, des instants que personne ne souhaite vivre. Le cancer est une maladie qui peut mettre en jeu, à plus ou moins long terme, le pronostic vital et qui, le plus souvent encore, s’accompagne de traitements lourds. Face à ce dur constat, le service oncologie de l’hôpital de Longjumeau a mis en place un système complet de prise en charge psychologique du patient et de ses proches. Elle s’effectue tout au long de la thérapie par le corps médical et l’équipe soignante, et inscrit le souci du confort moral du patient et de la qualité relationnelle avec lui comme faisant partie intégrante du projet de soins. « Nous avons aménagé dans le nouvel étage rénové, une salle réservée aux familles, groupes de paroles et rencontres avec une psychologue. Un bureau est par ailleurs dédié à la consultation d’annonce » explique le Docteur Joël Ezenfis, chef du service Oncologie.

La consultation d’annonce

A l’hôpital de Longjumeau, le patient bénéficie d’une prise en charge individualisée dès l’annonce de sa maladie. Le dispositif prévoit des temps de discussion et d’explication sur la maladie et les traitements, afin d’apporter au patient une information adaptée, progressive et respectueuse. Dans un court délai après le rendez-vous médical comprenant la déclaration du diagnostic et la proposition de traitement par le médecin oncologue, le patient est invité à une consultation d’annonce. A cette occasion, il rencontre une infirmière spécifiquement formée pour l’accompagnement des malades. Elle présente au patient son Programme Personnalisé de Soins (PPS) et lui explique les différentes étapes du traitement : de la chirurgie puis de la chimiothérapie, de la chirurgie et de la radiothérapie, ou d’autres traitements en fonction des cas. Elle complète les informations médicales déjà reçues et informe sur les droits et sur les associations et réseaux pouvant apporter une aide. « Je suis là pour écouter et épauler la personne atteinte du cancer. Ensemble, nous reprenons point par point les étapes de la thérapie. J’apporte des précisions sur la durée du traitement, je préviens le patient s’il peut être traité à domicile ou s’il doit venir 1 ou 2 fois par semaine à l’hôpital de jour. Nous évoquons également les effets secondaires possibles et pouvons déclencher des rendez-vous avec une psychologue ou une assistante sociale. » explique Marilyne, infirmière en Oncologie

Dans un tout nouveau bureau, plus vaste et plus confortable pour un meilleur accueil, l'infirmière d'annonce prend le temps qu’il faut pour rassurer le malade ainsi que ses proches. « En théorie, une entrevue dure 45 minutes, mais dans la réalité cela prend souvent bien plus d’une heure. Il faut prendre le temps d’aborder le problème dans sa globalité. Le cancer ne touche pas que le corps du patient, il a des répercussions sur la vie familiale, sur le travail, sur les finances… Aussi, il faut trouver les meilleures solutions. Le patient sort beaucoup moins perdu de l’entretien. »

Des dîners parfaits !

« Présentation : 10, texture : 10, et saveur : 10 ! Je vous désigne tous Masterchefs, merci pour cette jolie surprise ! » Le sourire aux lèvres, la patiente ne tarit pas d’éloges en direction de l’équipe Diététique, qui n’a pas hésité à sortir le grand jeu pour donner de l’appétit aux personnes en thérapie : verrines variées, farandoles de desserts, cafés gourmands, après-midis crêpes… Béatrice Ducarre, diététicienne à l’hôpital de Longjumeau depuis 25 ans, a mis en place avec son équipe le projet intitulé le plaisir de l’assiette en cancérologie.

« Les traitements administrés aux patients (la chimio en particulier) annihilent le goût et coupent l’appétit, explique la spécialiste de la nutrition, or il faut de la force pour se battre contre la maladie, et pour cela il faut s’alimenter. Nous travaillons sur l’effet de présentation pour leur redonner l’envie de manger. » Et ça marche ! Les patients, souvent émus, apprécient grandement l’initiative. Les témoignages encouragent les diététiciennes : « C’est épatant, j’ai peu d’appétit, mais je vais essayer d’en goûter un peu, car c’est fait maison. » « Je n’avais pas faim, mais j’ai tout mangé parce que je me suis cru au restaurant. » « J’avais l’impression de ne plus être à l’hôpital ! »

Ce programme, qui vise à redonner de l’appétit dans un premier temps, permet au fur et à mesure d’introduire des plats enrichis (hyperprotidique, hypercalorique). Béatrice Ducarre ne compte pas en rester là : « En oncologie, nous avons la chance de travailler avec un chef de service, Joël Ezenfis, friand d’innovations. Alors j’espère bien pouvoir faire venir un restaurateur gastronomique pour travailler des nouvelles recettes en service diététique. »

Marilyne a rejoint le service Oncologie il y a 8 ans. Elle a suivi une formation spécifique à la consultation d’annonce. « Il faut avoir un certain recul sur l’ensemble des thérapies envisageables. Au bout d’un certain nombre d’années d’expérience dans le service Oncologie, nous avons accès à la formation pour la consultation d’annonce. » Après le rendez-vous, l’infirmière devient la personne référente pour les nouveaux patients du service Oncologie. « Nous accordons une très grande importance à la relation humaine, nous ne sommes pas là que pour poser des perfusions, notre travail est de s’occuper des gens. »

Ce sacerdoce, elles peuvent l’assurer grâce à un environnement de travail performant et une solidarité sans faille au sein du service. « Nous travaillons dans un service difficile qui oblige à relativiser. Quand on perd la santé, tout peut s'effondrer. On ne se rend pas toujours bien compte à quel point elle est le bien le plus précieux. »

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