Mardi 07 Février 2012

Longjumeau, le site Internet

Vous êtes dans : Accueil > Solidarités > Emploi > Insertion et entraide

Solidarités

Insertion et entraide

Certains engagements sont plus symboliques que d’autres… Depuis plus de 20 ans, Hercule Insertion, une association implantée au cœur des quartiers Sud, accompagne vers l’emploi les personnes démunies.

Regard sur une activité sociale dont l’utilité n’est plus à démontrer

Carence de formation, problèmes familiaux, absence de logement, longue maladie… Autant de facteurs qui éloignent un peu plus les demandeurs d’emploi du monde du travail. Il y a 20 ans, Hercule Insertion a passé une convention avec l’Etat pour accompagner les plus démunis dans leur retour à l’emploi. Objectif : rompre cette spirale de l’exclusion. « Nos publics sont des personnes trop exclues pour bénéficier des services habituels comme ceux que propose l’ANPE » souligne Marie Andrée Vassas, Directrice de la structure. Une association qui s’adresse à des personnes rencontrant des difficultés variées, même si « la femme entre 30 et 55 ans, sans qualification, n’ayant jamais travaillé sur le territoire national et maîtrisant mal le fiançais constitue le profil type. On compte également de plus en plus d’hommes qui se trouvent confrontés au chômage après un licenciement »

Une association « intermédiaire »

Hercule insertion fait le lien entre la demande d’emploi et le besoin de main d’œuvre en mettant du personnel à disposition pour des activités de bricolage, de peinture, de repassage ou de ménage. Un contrat tripartite est passé entre le candidat, l’association et le payeur qui peut être une entreprise ou une collectivité, mais correspond, dans la majorité des cas, à des particuliers.
« Après une première réunion de présentation, le demandeur d’emploi est pris en charge par deux professionnels, le chargé d’accompagnement et le chargé de mise à disposition, qui vont évaluer les feins à l’emploi et concrétiser l’embauche ». Ces deux intervenants vont suivre la personne tout au long de son parcours pour l’aider à remonter la pente. Lisse, une jeune Sénégalaise, mère de famille, ne trouve pas de travail dans la restauration son métier d’origine. En juillet dernier, elle a fait la connaissance d’Hercule insertion par l'intermédiaire de la Maison de l’emploi. En attendant de trouver une place de cuisinière, elle repasse le linge de plusieurs personnes âgées. Une activité qui lui permet de consacrer le reste de son temps à parfaire son Français. « Lorsque des barrières à l’emploi comme une mauvaise maîtrise de la langue ou une addiction se manifestent, la personne est orientée vers des structures capables de l’aider à résoudre son problème ».

Des prestations de qualité

« Loin de faire la charité, nous sommes sur un marché concurrentiel et nous devons, à ce titre, êtres compétitifs ». Au nom de la prestation de service, le salarié devra remplir scrupuleusement le contrat passé. Dans le cas contraire, le client est invité à en informer l’association qui interviendra auprès de la personne pour « recadrer les choses »
Une recette qui fonctionne si on en croit les propos de Monsieur Haeghe, directeur de la société Elastisol, une entreprise qui, depuis presque 3 ans, fait appel à Hercule insertion pour ses travaux d’entretien. « Bien sûr, l’aspect humanitaire n’est pas étranger à notre choix, mais nous restons satisfaits de la prestation à des tarifs très intéressants! »
Grâce à Hercule insertion, 316 personnes ont travaillé en 2007 et parmi elles, 61 ont retrouvé durablement un emploi. Avec 10 permanents et plusieurs bénévoles, l’association fonctionne à 80% grâce aux marges qu’elle dégage sur les contrats qu’elle passe. Mais pour vivre, elle a besoin des subventions publiques, en particuliers celles de l’Etat. L’association doit ainsi renouveler régulièrement son agrément ; un contrôle des pouvoirs publics qui ne va pas sans une certaine garantie du service…


Recommander cette page | Haut de page