Dimanche 19 Novembre 2017

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Développement durable

Protégeons nos fruits

La ville protège la récolte du verger de façon naturelle.

Quand les pommes deviennent rebondies, que les poires se gorgent de sucre, que les branches commencent à plier… voici venu le tant attendu temps des cueillettes. Ce moment est d’autant plus agréable quand les fruits sont abondants. Pour cela, il faut protéger sa récolte, car les insectes prédateurs, comme le redouté carpocapse, aiment aussi beaucoup les fruits !

Protections naturelles

Le service Parcs et jardins veille pour préserver la récolte du verger. Pour cela, des solutions naturelles (que vous pouvez reproduire chez vous) sont mises en place afin de réduire les dégâts causés par les carpocapses. Ce papillon discret creuse des galeries dans les fruits et les dévore jusqu’aux pépins lorsqu’il est à l’état de ver, ce qui entraîne un pourrissement prématuré. Les agents luttent donc sur plusieurs fronts. Pour protéger directement les pommes et les poires, on procède à l’ensachage. Alors que pour attraper les insectes, on utilise deux sortes de pièges, les cartons ondulés et les pièges à phéromones. Des abris sont également installés pour faire nicher d’autres insectes prédateurs de nuisibles.

L’ensachage des fruits

L’ensachage concerne essentiellement les pommes et les poires. Cette méthode consiste à recouvrir les jeunes fruits d’un sachet afin de les protéger des ravageurs tels que le carpocapse mais aussi les guêpes ou autres insectes piqueurs. Cette protection permet également de limiter les contaminations de maladies, par exemple la tavelure (lésions brunes à la surface des pommes et des poires), et d’éviter que la pluie ou la grêle abîme les fruits. Protégés dans le sachet, les fruits se développent plus gros avec une peau plus fine. Privés de soleil durant leur croissance, ils deviennent très sensibles à la lumière lorsqu’ils sont libérés de leur protection. Ils prennent alors une couleur plus vive.

La technique

L’ensachage se fait généralement avec des sacs en papier kraft dont on a préalablement percé le fond pour permettre l’écoulement de l’eau de pluie. Le sachet se fixe autour du fruit lorsque celui-ci a atteint la taille d’une petite noix, à l’aide d’un élastique pas trop serré sur le rameau (et non sur le pédoncule, trop fragile pour supporter fruit et sac). Quinze jours avant la récolte, il faut enlever le sac pour que les fruits prennent de la couleur.

Les pièges à carpocapses

Il est possible d’installer des bandes pièges d’une vingtaine de centimètres de large sur les troncs des arbres fruitiers (à plus de 20 cm du sol). Ces bandes en carton ondulé capturent les larves de carpocapses qui cherchent un abri pour se métamorphoser. Il faut les installer au début de l’été et les maintenir en place jusqu’en septembre pour ensuite les détruire (en les brûlant par exemple).

Les pièges à phéromones

Sorte de toute petite cabane triangulaire suspendue dans les arbres, les pièges à phéromones (substance émise par l’insecte femelle) attirent les carpocapses mâles sur des plaques engluées. Ces pièges peuvent être utilisés pour limiter la population de papillons présente dans le verger. Il est conseillé de coupler l’installation de ces pièges avec un autre moyen de lutte, comme les bandes pièges par exemple.

Abri à perce-oreilles

Les forficules, qui s’appellent aussi perce-oreilles, adorent les pucerons et surtout n’ont jamais percé aucune oreille ! Durant la journée les perce-oreilles se réfugient dans les lieux humides et frais. Un petit pot rempli de paille et suspendu à l’envers dans un arbre, lui fournira un habitat parfait. Ce lieu, ils le quitteront à la tombée de la nuit pour aller se nourrir de matière organique en décomposition, de larves d’insectes, de pucerons ou d’œufs de limaces.

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