Mardi 17 Octobre 2017

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Développement durable

Éclairage raisonné : biodiversité protégée

La Ville met en lumière le parc Nativelle en respectant la biodiversité grâce à ETDE et Noé Conservation.

« La mise en valeur du patrimoine végétal et monumental par la lumière doit rester en cohérence avec la rénovation de l’éclairage urbain intégrant la lutte contre les nuisances lumineuses et les économies d’énergie. » Avec ces mots, Sandrine Gelot-Rateau, 1re adjointe chargée du Développement durable, des Travaux et de la Voirie, relayait la directive claire de Mme le Maire à ETDE pour son travail de mise en lumière du parc Nativelle. Roger Narboni, architecte de l’agence Concepto, missionnée par ETDE, et ses deux chefs de projets Virginie Carreno et Benoit Deseille, ont présenté un projet portant une attention particulière à la biodiversité et la limitation des nuisances lumineuses auprès des espèces animales et végétales ainsi qu’à la préservation du ciel nocturne.

Une première

D’ordinaire, les projets sont essentiellement artistiques, mais à Longjumeau, on se soucie de la vie nocturne qui anime le parc. « Pour prendre en compte les priorités de la ville, raconte Roger Narboni, nous avons travaillé en collaboration avec Noé Conservation qui nous a appris à intégrer le vivant dès la conception du projet. C’est une approche radicalement nouvelle des éclairages urbains et paysagers, nous avons beaucoup appris. »

ETDE a choisi Noé conservation, une association de loi 1901 dont le but est la protection active de la biodiversité, pour intégrer cette dimension dans ses projets. Emmanuel Berrod, ingénieur de l’ONG1, a réalisé une étude de la faune et la flore du parc Nativelle permettant de découper le parc en 5 zones de sensibilité à la lumière. C’est dans la zone la moins sensible, autour de la grande prairie qui fait face au bâtiment de la bibliothèque, qu'a pu être orchestrée une scénographie lumineuse respectueuse. Ainsi les parties éclairées ou balisées se limitent à moins de 10 % de la surface totale du parc, préservant une majeure partie de l’espace de toute lumière artificielle directe. Par ailleurs, le fonctionnement horaire de ces espaces éclairés est automatiquement contrôlé afin de limiter encore les nuisances et la consommation énergétique. La puissance électrique totale installée pour les éclairages atteint 3 380 W, le fonctionnement scénarisé de l’installation permet de ne consommer que 3 303 kWh par an.

La scénographie

Le parc étant généralement fermé la nuit, les perceptions extérieures prennent une importance particulière dans la scénographie nocturne. Différents points de vue offrent sur l’intérieur du parc une vision plus ou moins dégagée en fonction des saisons (feuillages). La scénographie inclue l’éclairage coloré d’arbres, conifères et feuillus, choisis en fonction de leurs formes et de leurs positions. Des projecteurs sont fixés au sol sur des massifs de béton. À répartition lumineuse réglable, ils sont équipés de lampes iodures métalliques à brûleur céramique. La surélévation du verre, par rapport au niveau du sol, permet d’éviter la stagnation de feuilles sur le verre tandis que sont utilisés, selon les besoins, des filtres de couleurs teintées Bright Blue, n°141 (bleu), Peacok Blue n°115 (cyan) et Dark Green n°124 (vert). « Les animaux sont très sensibles aux extrêmes du spectre lumineux (ultraviolets et infrarouges), explique Virginie Carreno, nous sommes donc restés dans des tons vert et bleu/vert. » Selon leurs tailles les arbres peuvent être éclairés par 4 appareils au maximum.

Les façades nord et ouest de la bibliothèque Boris Vian sont éclairées par des encastrés de sol à optique asymétrique, équipés de lampes et espacés de 5 m.

Un cheminement lumineux parcourt le parc en une boucle contournant l’étang et passant devant la Maison de l’Abeille. Il est balisé par des encastrés de sol, avec deux fenêtres diffusant dans une seule direction à 180° (pas de pollution lumineuse en direction du ciel), équipés de LED de 5 W, implantés tous les 4 m le long de la bordure des allées.

 

3 scénographies pour l'illumination de Nativelle

 

De la tombée de la nuit jusqu'à 22h, le bâtiment et les arbres s'allument.

 

De 7h au lever du jour, seule la bibliothèque sera révélée.

 

Et de 22h à 7h du matin, la nature se repose dans le noir.

 

Heures d’éclairage

L’impact de la lumière sur la biodiversité dépend de la saison et du cycle de vie des espèces. La période à risque est celle de reproduction entre mi-mars pour les espèces précoces sédentaires (mésanges bleues et charbonnières) et août pour les espèces migratrices tardives.

Cet impact est grandement diminué par une gestion horaire de l’éclairage. Le but est de ne pas affecter les espèces dont l’activité est nocturne comme la chouette hulotte. Passé 22h, le parc sera plongé dans l’obscurité à l'exception des soirs d’événements nocturnes comme la fête de la musique, le Festiv’art urbain ou encore le cinéma en plein air.

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