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Développement durableA la recherche des poissons de l'Yvette
Quelles sont les espèces qui peuplent notre rivière ? Sont-elles en bonne santé ? A l’aube d’un projet de renaturation des bords de l’Yvette, le SIAHVY fait l’état des lieux.
Afin de revaloriser le centre-ville, la municipalité souhaite réaménager les berges de l’Yvette depuis la RN 20, jusqu’à la rue du Pdt F. Mitterrand, en leur donnant un aspect plus naturel et y faire courir un cheminement piéton. En amont de ce projet, il est indispensable de diagnostiquer l’impact que de tels aménagements pourraient avoir, tant sur le débit de la rivière que sur sa faune et sa flore. Le SIAHVY (Syndicat Intercommunal pour l’Aménagement Hydraulique de la Vallée de l’Yvette) lance l’étude de faisabilité, et a mené un inventaire piscicole.
Un inventaire de la faune
L’inventaire piscicole donne des indices importants sur la qualité d’un cours d’eau et sur l’impact de l’activité humaine sur la nature. Pour le mener à bien, des techniciens se sont installée, après une rapide reconnaissance, en plusieurs endroits du lit de l’Yvette pour des sessions de pêche électrique. Celle-ci est, en Europe, réservée aux seules autorités halieutiques (de la pêche). Elle consiste à faire passer un courant de faible intensité et de faible voltage dans le cours d'une rivière. A l'aide d'une perche conductrice alimentée par une batterie et terminée par un anneau, les poissons sont légèrement choqués et viennent alors flotter à la surface. Ils peuvent ensuite facilement être récupérés à l’épuisette puis recueillis dans des viviers. Chaque poisson est identifié, mesuré, pesé, enregistré très précisément de façon à donner un inventaire très précis des différentes espèces piscicoles qui colonisent ce ruisseau, et de renseigner sur leur état de santé. Chevennes, goujons, gardons, bouvières… selon le dernier recensement, 18 espèces de poissons passent leurs journées au lit… de notre rivière. La faune ne se limite évidemment pas aux poissons : on recense, entre autres, un grand nombre de variétés d’écrevisses et même des anodontes (moules plates d’eau douce).
Au cours de l’eau
La pêche électrique est une méthode à but scientifique et les poissons, après avoir été ré-oxygénés et avoir retrouvé leurs esprits, sont relâchés dans leur milieu naturel. L’Yvette a retrouvé ensuite toute sa sérénité et a pu continué de parcourir sa vallée paisiblement.
Ces pêches sont effectuées en automne, période où, grâce aux pluies, le taux d’oxygène dans l’eau est maximal contrairement à l’été où il est au plus bas, ce qui permet aux poissons une meilleure récupération. Les entreprendre au printemps serait fatal aux alevins. Le faible courant sur le territoire communal a facilité le travail des techniciens. Un second inventaire sera effectué après les modifications du cours de l’Yvette, si elles ont lieu, afin de comparer l'évolution de ses différentes espèces aquatiques.