Dimanche 19 Novembre 2017

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Développement durable

Des chenilles urticantes dans les arbres

Depuis quelques années, des chenilles processionnaires, insectes parasites, ont choisi de passer l’hiver dans les pins longjumellois.

La chenille processionnaire est facilement reconnaissable car, au sortir de l’hiver, elle se déplace, comme son nom l’indique, en procession. Ces insectes nuisibles sont recouverts de poils urticants qui peuvent entraîner de sévères démangeaisons, de la conjonctivite et des maux de gorge. Il est par conséquent fortement recommandé de ne pas les toucher, ni de séjourner sous les arbres colonisés, ni même d’étendre son linge à proximité. Il convient également de maintenir les animaux éloignés.

Enrayer le fléau

Hormis la mésange charbonnière (à tête noire), cette chenille urticante possède peu de prédateurs connus. Il existe également peu de traitements biologiques. Cependant, leurs nids de soie blanche, accrochés sur les hautes branches des pins, sont également faciles à reconnaître. Si vous identifiez un nid dans l’un de vos arbres, contactez un élagueur professionnel ou une entreprise de désinsectisation.

N’hésitez pas non plus à signaler ceux que vous repérez sur le domaine public en envoyant un mail à olaurent@longjumeau.fr afin d’enrayer le fléau, la ville de Longjumeau a commencé à retirer les nids en coupant les branches concernées. Certains nids restent inaccessibles aux élagueurs. Dans ce cas, des pièges sont installés sur les troncs pour capturer les chenilles lorsqu’elles entameront leur descente au mois de mars. Les pièges récoltés sont détruits.

Afin de réduire les sites de nidification, le service Parcs et jardins ne plante plus de pins depuis 2012.

C’est la chenille qui redémarre

Les chenilles processionnaires migrent, entre la fin juin et la mi-août, lorsqu’elles sont au stade de papillon. C’est aussi le moment de l’accouplement et de la ponte des œufs sur les aiguilles de pin. A l’automne, lorsque les températures commencent à descendre, les chenilles forment des cocons de soie blanche sur les branches, généralement en partie haute de l’arbre et orientés du côté ensoleillé. Dans ce cocon les chenilles regroupées en amas et protégées par la soie peuvent résister à des températures négatives. Une sélection naturelle s’opère toujours l’hiver où de nombreuses larves meurent de froid, mais les hivers peu rigoureux que nous rencontrons depuis plusieurs années sont favorables à leur prolifération.

Malgré les actions de régulation entreprises par les hommes, certaines chenilles arrivent à s’enterrer dans le sol pour effectuer leur nymphose. A l’été, un papillon adulte sort du sol et le cycle infernal recommence.

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