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Développement durableMoins de produits chimiques
- Utiliser une lessive sans phosphates pour éviter la prolifération d’algues microscopiques, dangereuses pour la vie aquatique. Aujourd’hui, les quantités de phosphates mesurées dans les rivières sont 10 à 15 fois supérieures aux teneurs naturelles.
- Respecter les doses indiquées sur les emballages des produits ménagers.
- Jeter les restes de peintures, de solvants usagés (white-spirit, acétone...) à la déchèterie et non pas dans les toilettes ni dans l’évier. Les rejets de substances toxiques, même émises en faibles quantités, peuvent avoir des conséquences irréversibles sur les écosystèmes et présenter des dangers pour la santé.
jardiner sans risques pour la santé et l’environnement
Pour désherber de petites surfaces, un arrachage manuel est toujours préférable aux traitements chimiques. Et pour des aires plus grandes, l’eau bouillante permet d’obtenir des résultats très satisfaisants. La rotation des cultures est un bon moyen de se protéger des maladies se développant dans le potager. Pour limiter le développement de la végétation spontanée dans les massifs, il suffit de mettre en place un paillage du sol ou de planter des plantes couvrantes. Les auxiliaires naturels comme les coccinelles ou le purin d’orties sont très utiles pour lutter contre les insectes ravageurs.
Les plantes aromatiques ne servent pas qu’à donner de la saveur à la cuisine, elles ont aussi des vertus insoupçonnées. La verveine citronnelle, la sarriette, la coriandre, repoussent les pucerons. Elles peuvent être plantées au milieu de plantes d’ornement avant d’agrémenter de leurs saveurs les préparations culinaires. De son côté, la ciboulette protège les arbres fruitiers de la gale. Il est d’ailleurs probable que l’on en trouve prochainement au pied des troncs du Verger ! Enfin le cerfeuil éloigne les limaces.
Côté insecticides naturels, la capucine piège les pucerons et éloigne les punaises. Elle peut être semée début mai pour une floraison estivale. Les dahlias, les oeillets d’Inde et les soucis découragent les nématodes, un petit ver microscopique qui attaque les racines des plantes. Le pélargonium, de la famille des géraniums, associé aux rosiers repousse les attaques d’insectes. Il compose aussi une barrière végétale contre les moustiques. Dans un tout autre registre, en plantant de la lavande, les rongeurs seront éloignés. Mais elle fera la joie des abeilles, qui apprécieront également de butiner l’arbre à papillon. Le pissenlit, qui peut se semer mais pousse aussi spontanément, reçoit aussi volontiers la visite des butineuses. Il ne faut donc pas arracher cette plante comme de la vulgaire mauvaise herbe car elle participe à l’éco-système, ce qui ne l’empêche pas de fournir de délicieuses salades à agrémenter avec des herbes et une vinaigrette au miel... de Longjumeau naturellement.
Enfin, pour un problème bien spécifique, il ne faut pas hésiter à demander des conseils en jardinerie où une gamme de produits biologiques et de traitements alternatifs sont souvent disponibles. Pour conclure sur les méthodes d’entretien à adopter au jardin, la plus simple et la plus esthétique, sur les talus et dans les rocailles, est de laisser faire la nature : les fleurissements spontanés peuvent apporter de belles surprises.