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Démocratie locale

Conseil de quartier Balizy-Gravigny du 1er février 2011

La deuxième séance du Conseil de quartier s'est déroulée à l'école maternelle de Balizy. La prévention et la sécurité, la vidéo-protection et les animations dans le quartier étaient au coeur des débats.

Compte-rendu du Conseil de quartier Balizy-Gravigny,

mardi 1er février 2011, école maternelle de Balizy

Compte-rendu validé par le secrétaire de séance

Début de la séance : 19h30

Excusés : Patrice Congar, Jean-Claude Deseine, Christophe Fourré, Jean-Yves Paumier

Absents : Stéphane Lagneau, Christine Tachon

Elus présents : Marie-Andrée Le Saoût, Présidente du Conseil de quartier, Adjointe au Maire chargée des Solidarités et des Jumelages, Sandrine Gelot-Rateau, Première Adjointe au maire, chargée du Développement Durable, de la Voirie et des Travaux (arrivée en cours de séance), Rémi Bétin, Conseiller municipal délégué à la Démocratie locale et aux Nouvelles technologies

- Secrétaire de séance : Monique Foulquier

Points à l’ordre du jour :

1. Prévention et sécurité

Les conseillers de quartiers ont échangé sur le thème de la prévention et de la sécurité en présence des différents acteurs qui travaillent sur ce sujet : la police nationale, la police municipale et les médiateurs.

Madame Le Commissaire, Yanette Bois, présente les actions menées par la police nationale dans le quartier Balizy-Gravigny. Le quartier est un quartier calme, principalement pavillonnaire. Les habitations sont souvent faciles d’accès pour des cambrioleurs potentiels, qui ne cessent de rivaliser d’imagination.

La police réalise régulièrement des patrouilles dans le quartier, mais les cambrioleurs restent difficiles à attraper en flagrant-délit. Madame Le Commissaire propose d’organiser une réunion de sensibilisation et de prévention sur les mesures de préconisations à prendre, comme fermer les fenêtres même les jours de beau temps, fermer les volets en période d’absence, demander à un voisin de récupérer le courrier, etc… Même une fois l’infraction commise, une conduite doit être tenue afin de préserver les traces et indices.

« L’opération tranquillité vacances » permet de signaler son absence de son logement auprès du commissariat, qui le surveille alors particulièrement pendant la période signalée. Cette opération a été étendue à toute l’année. Il suffit de retirer un formulaire auprès du commissariat.

La plupart des arrestations de cambrioleurs en action ont été réalisées grâce à la vigilance de voisinage. Madame Le Commissaire invite donc les Longjumellois à être vigilants, et à ne pas hésiter à composer le 17 pour prévenir une infraction.

Rémi Bétin présente les lieux d’implantation des 23 caméras sur la ville, à la demande des conseillers de quartiers. L’implantation des caméras a été déterminée sur la base d'un diagnostic de sécurité, en lien avec le CLSPD et le commissariat, afin de protéger les bâtiments publics et de prévenir les atteintes à la sécurité des personnes et des biens dans des espaces particulièrement exposés à des risques d’agression ou de vol. Pour le quartier de Balizy-Gravigny la gare a été identifiée par l'étude, et il a donc été décidé d’installer une caméra à cet emplacement. Elle aura un angle de vue complémentaire aux caméras de la SNCF.

Un conseiller de quartier explique qu’il est très sensible aux actions menées pour lutter contre la délinquance et les cambriolages, car il a été cambriolé en 2005, en pleine nuit, ainsi que cinq autres maisons dans le quartier. Il demande s’il est possible d’installer les caméras de vidéo-protection dans les lieux reculés et dits calmes, et s’il est possible de faire partie du comité d’éthique dont la composition a été votée lors du dernier conseil municipal.

Rémi Bétin rappelle que le choix des emplacements des caméras résulte d’un travail réalisé par un cabinet d’étude spécialisé qui a identifié les lieux les plus "sensibles". Il ne s'agit pas de "surveiller" tout un quartier mais de prévenir les incidents dans des espaces particulièrement exposés. Par ailleurs, il confirme que le Conseil municipal a prévu que le comité d’éthique (composé d'élus, de Madame Le Commissaire et d'un juriste) puisse associer des conseillers de quartier.

Thierry Vasseur, nouveau chef de la police municipale, explique qu’il vient d’une ville où la vidéo-protection est installée depuis huit ans. C'est un outil supplémentaire pour permettre à la police nationale et la police municipale de travailler dans de meilleures conditions, et d’avoir des résultats plus efficaces. Elle ne remplace pas les patrouilles sur le terrain. De plus, il n’est pas techniquement possible de mettre une caméra devant chaque riverain.

Des conseillers de quartier proposent d’autres emplacements de caméras de vidéo-protection pour leur quartier (centre commercial des charmilles, certaines rues, etc…). Ils sont invités à envoyer leurs propositions à la Mairie, qui les étudiera lorsque l'outil aura vocation à évoluer.

Rémi Bétin insiste sur le fait que la vidéo-protection est un outil parmi d’autres, et qui est évolutif. La police nationale et la municipale travaillent ensemble à la sécurité de notre ville, mais il y a aussi le travail de prévention et de médiation réalisé par les médiateurs.

Une conseillère de quartier indique qu’elle ne voit pas passer les patrouilles ni de la police nationale, ni de la police municipale dans la zone limitrophe Longjumeau-Morangis, zone qui a été cambriolée ces derniers mois. Thierry Vasseur, chef de la police municipale, explique que la police municipale est en expansion. Les effectifs vont être renforcés, pour permettre une présence régulière dans tous les quartiers de la ville. Yanette Bois, commissaire, indique que la police nationale réalise des opérations « tranquillité vacances » dans cette zone et qu’elle a demandé à avoir une patrouille VTT afin d’aller dans les zones reculées où la patrouille véhiculée ne peut pas se rendre.

Un conseiller de quartier souligne que le quartier est calme l’hiver et moins calme aux beaux jours. Ainsi, il souhaite attirer l’attention de la police nationale et de la police municipale sur la zone de l’arboretum et du Gymnase Courtand où des attroupements de jeunes adultes ont lieu. Une conseillère de quartier indique que la résidence du Bief rencontre les mêmes problèmes

Madame Le Commissaire indique qu’elle a été informée de ces regroupements de jeunes qui consomment de l’alcool ou des stupéfiants, des interpellations ont déjà eu lieu. Il y a des patrouilles régulières dans ces zones, mais aussi à côté du centre commercial.

Redda Kouadri, médiateur, explique le travail de médiation effectué sur le terrain face à des problèmes attroupements et il indique qu’il faut du temps pour que ce type de problème se résorbe, comme ce fût le cas rue du Four à pain il y a quelques années.

Un conseiller de quartier demande si les jeunes qui se regroupent sont de Longjumeau, et si ce n’est pas le cas il ne comprend pas qu’on réponde à leurs revendications, comme ouvrir le Gymnase Courtand pour faire du sport. Il est aussi à noter que ces jeunes perturbent la vie associative en envoyant leurs ballons contre le Gymnase Courtand.

Redda Kouadri explique qu’il comprend la détresse des habitants et que l’équipe des médiateurs travaille à la résolution du problème au plus vite. Madame Le Commissaire explique que la plupart des personnes contrôlées sont des Longjumellois, et parfois même des habitants du quartier. Ils viennent aussi avec des amis de villes voisines. Il est à noter que le commissariat travaille à un protocole concernant les troubles de voisinage visant à répartir les missions de la Mairie, de la police, du parquet. Il permettra un meilleur échange d’informations, et de répondre par une réponse plus adéquate car la réponse pénale n’est pas toujours adaptée.

Un conseiller de quartier souligne que les tags et la vitesse route de Corbeil sont de véritables fléaux dans ce quartier. Redda Kouadri explique que la première démarche, pour les tags, à faire est de prévenir la police municipale qui vient constater les faits. Ensuite, les médiateurs interviennent pour identifier quels sont les auteurs potentiels, qui souvent ne sont pas de Longjumeau. La Mairie a mis en place un atelier de graphisme en partenariat avec ERDF, visant à faire une « fresque urbaine » sur les transformateurs électriques. Rémi Bétin rappelle que les services municipaux interviennent pour l’instant seulement sur le domaine public pour nettoyer et repeindre la zone dégradée, mais que la Mairie travaille sur un projet de convention pour permettre aux services municipaux d’intervenir sur le domaine privé.

En ce qui concerne la vitesse, il indique également que la route de Corbeil est départementale, et que le Conseil général n’est pas favorable à la mise en place d’un radar.

Quelques conseillers de quartier soulèvent la question de sécurité rue Victor Bash. Ils expliquent qu’il est nécessaire de créer un petit trottoir au moins d’un côté de la voie, afin de permettre une liaison pédestre. Ils demandent que cette zone soit entretenue pour permettre le passage. Rémi Bétin explique que la ville en partenariat avec la communauté d’agglomération travaille sur le projet de piste cyclable.

Un conseiller de quartier demande s’il est possible de mettre des ralentisseurs rue des Glaneurs, car il y a des enfants qui jouent dans la rue. Les autres conseillers de quartiers sont contre cette proposition, car les ralentisseurs créent des nuisances. Rémi Bétin explique que le rôle de la Mairie est d’étudier les différentes propositions, mais aussi de faire des choix qui ne créent pas d’autres nuisances ou ne déplacent pas les problèmes.

Un conseiller de quartier signale qu’il y a des chasseurs qui chassent à proximité du verger pédagogique. Madame Le Commissaire indique qu’il y a une réglementation spécifique sur ce sujet, et qu’il est interdit de chasser à proximité des habitations. Elle les invite à appeler la police si cela se reproduisait.

 

2. Réflexion commune sur le développement des animations dans le quartier

a) Le marché Bio et Paysan

Le marché Bio et paysan a lieu tous les premiers dimanches du mois. La plupart des conseillers de quartiers fréquente le marché et est satisfait des produits proposés. Le marché Bio et Paysan permet une fois par mois, d’avoir un lieu de rencontre pour les habitants, une véritable animation appréciée de tous.

Certains conseillers de quartiers remarquent que le nombre de commerçants diminue l’hiver, certainement à cause du froid, et constatent que certains commerçants viennent de manière irrégulière. Il s'agit donc de trouver des moyens de fidéliser et de développer le marché.

Des conseillers de quartier demandent s’il ne serait pas possible d’avoir des commerçants qui vendent des vêtements ou des produits qui ne seraient pas labellisés. D'autres conseillers de quartiers expliquent que cela reviendrait à perdre l’identité du marché de Balizy-Gravigny qui a cette spécificité d’être Bio et Paysan.

Les conseillers de quartiers souhaitent que l’on fasse plus de publicité dans les villes voisines. Il est rappelé qu'il existe un circuit spécifique de la navette chaque 1er dimanche du mois.

Un conseiller de quartier explique que pour attirer plus de monde il faut coupler le marché avec d’autres activités, comme par exemple la chasse aux œufs organisée l’année dernière par le Comité des fêtes en partenariat avec la Mairie. La vie associative aurait ici un rôle à jouer, indiquent les conseillers de quartier.

Les conseillers de quartier félicitent la mairie pour son initiative d’avoir proposé des vœux à la population sur le thème du marché Bio et Paysan, permettant à ses commerçants de se faire connaître dans toute la ville.

b) Le Moulin de Gravigny

Le Moulin de Gravigny, appartenant à la Mairie, est mis à disposition des associations pour dispenser leurs activités. Il s’agit d’un véritable vivier associatif. Un conseiller de quartier présente les actions de l’Amicale Laïque de Balizy-Gravigny, qui a son siège au Moulin de Gravigny. Cette association propose de nombreuses activités, et organise aussi la fête des écoles à Balizy (plus grande fête des écoles de l’Essonne).

c) Les animations proposées par la Maison Brassens

Cécile Bessias, directrice du service Maisons de quartier, présente les activités proposées à la Maison Brassens. Le service y organise des repas de quartiers deux fois par an, l’occasion aux habitants de se rencontrer. La Maison Brassens propose des ateliers arts plastiques, des ateliers de théâtre et de l’accompagnement à la scolarité pour les enfants.

La Maison Brassens est aussi mise à disposition des associations pour leurs activités. A titre d’exemples, l’ALBG, Noom (danse orientale), dynamique capoeira, et Eau en couleur (aquarelle) en ont profité.

Une conseillère de quartier indique qu’elle trouve regrettable l’absence d’ouverture permanente de la Maison Brassens. Des conseillères de quartier proposent d'organiser des chevauchées cyclistes, un rallye de découverte de la région, etc...

Le service Maison de quartier reste à l’écoute des habitants pour leurs propositions d’animations.

d) Le verger pédagogique et la récolte du miel

Sandrine Gelot-Rateau présente les activités proposées par le verger pédagogique (taille fruitière, la récolte du miel). La Mairie travaille à un partenariat avec les écoles, mais il faut pour l’instant laisser aux arbres le temps de se développer.

Un conseiller indique que les herbes de plus d’un mètre de haut font "négligé". Sandrine Gelot-Rateau explique que le fait de laisser le cycle de la nature se développer favorise la biodiversité. Cependant, elle propose de réfléchir à une gestion différenciée ou à un cheminement dans le verger.

e) Autres animations

Les conseillers de quartiers soulignent que chaque année de nombreux habitants du quartier organisent la fête des voisins. Quelques conseillers de quartiers proposent de créer un terrain de pétanque dans le quartier, bien que sa localisation reste incertaine.

 

3. Informations et questions diverses :

Gestion des arbres, Sandrine Gelot-Rateau informe le Conseil que huit peupliers malades ont été abattus par la ville fin janvier à l'entrée de la plaine de Balizy. Ces arbres étaient tous complètement parasités par le gui (plante déclarée nuisible). Ils étaient devenus dangereux puisque des charpentières étaient même tombées, une sur la morte eau et l'autre à proximité du chemin piétonnier. D'autres arbres seront replantés dans la foulée, à cet endroit ou dans d'autres sites plus appropriés. La politique municipale consiste à replanter trois arbres pour un arbre abattu.

Ainsi, depuis 2008, 96 arbres ont été abattus et 318 arbres ont été replantés. Par ailleurs, un inventaire arboricole des arbres du domaine public de la ville de Longjumeau va être réalisé prochainement, pour une meilleure gestion de ce patrimoine.

Relais citoyens neige, Un conseiller de quartier présente l’opération relais citoyens neige à laquelle il a participé avec quelques voisins, la plus-value apportée et les limites qu'il a rencontrées. Il profite de ce Conseil pour inviter tous les conseillers de quartier à devenir relais-citoyens l’année prochaine.

- Clôture de la séance : 22h30

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