Mercredi 22 Février 2012

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Culture

L'art envahit la ville

La quatrième édition du Salon des indépendants s'est achevée, dimanche 12 février 2012, par la remise des prix. Découvrez les gagnants !

Les résultats de la remise des prix

Dimanche 12 février 2012, jour de clôture du salon, les différentes récompenses ont été remise aux artistes dans le hall du Théâtre de Longjumeau. Parmi les 200 oeuvres exposées sur les 5 lieux d'exposition, 9 ont retenu l'attention des visiteurs...

 

Prix du thème " Les arts de la scène "

Lecture « Seul en scène », de Jean Claude Lelièvre

 

Prix du jury – catégorie huiles, acryliques

Elle, de Lena Steen Gensollen

 

Prix du jury – catégorie aquarelles, encres

Voiliers à l’aube, de Annie Ramonigno

 

Prix du jury – catégorie sculpture

Après la pluie, de Minerva Delflandre

 

Prix du public – salle Manouchian – Hôtel de Ville

Elle, Lena Steen Gensollen

 

Prix du public – maison Colucci

Evasion, de Josette Lambert

 

Prix du public – Salle des expositions, parc Nativelle

Rayonnant Chemin, de Didier Watrin

 

Prix du public – Galerie des Charmilles

Solitude, de Annie Ramonigno

 

Grand Prix du Public – Théâtre

Project’ion, de Marie Laure Raulline

 

2 invités d’honneur

Cette année, deux invités d’honneur ont exposé dans le Hall du Théâtre : le peintre Jean-Yves Charreteur et la sculptrice Iris Vargas.

 

  • Jean-Yves Charreteur - peintre

Jean-Yves Charreteur est un parfait autodidacte. Styliste pendant une vingtaine d’années, la création de bijoux lui a permis d’exprimer son talent de dessinateur et de coloriste. S’il n’expose que depuis trois ans et demi, la peinture l’habite depuis bien longtemps. Il utilise une technique très personnelle et inédite qu’il ne cesse de parfaire. Après des expositions à la mairie du VII° arrondissement de Paris, au ministère des Finances, à l’orangerie du Sénat, il est invité d’honneur du Salon des indépendants.

Comment passe-t-on du stylisme à la peinture ?

J’ai toujours dessiné et peint, tout simplement parce c’est ma passion ! Il fallait juste sauter le pas de montrer mes réalisations. J’ai commencé timidement, puis cela s’est sérieusement accéléré.

Comment se construisent vos toiles ?

J’utilise des cutters comme pinceau. Je ne fais jamais de mélange de couleur avant d’appliquer la peinture sur la toile. La recherche chromatique se fait sur le papier. Je pars au hasard sans savoir ce que je vais réaliser. Un détail m’interpelle et je retravaille l’ensemble pour obtenir un paysage, un portrait ou tout autre sujet qui occupe mon œil et mon esprit. Cela peut être abstrait comme figuratif. Chacun peut les interpréter à sa façon. J’aime que chacun voyage dans mes peintures, et s’y perde parfois...

Comment naissent vos œuvres ?

C’est de la création pure ! Chacune de la vingtaine des toiles que j’exposerai au Salon des indépendants sera un modèle unique, que je suis moi-même incapable de reproduire.

 

  • Iris Vargas - sculptrice

Iris Vargas est originaire du Venezuela et vit en région parisienne. Après des études à l’Ecole nationale d’arts plastiques de Caracas, de sociologie et d’anthropologie à l’Université centrale du Venezuela, elle arrive à Paris pour intégrer l’Ecole des Beaux-Arts. Elle étudie également la restauration de monuments historiques, et participe ainsi à la restauration des sculptures du Louvre, des Archives nationales et des Invalides. En 2006, on pouvait admirer quatre de ses œuvres dans les Jardins du Luxembourg.

Son travail actuel de taille directe sur le marbre se situe entre la maîtrise de la matière et le respect de sa forme initiale. Elle travaille tant des pièces monumentales que des formats plus réduits.

Comment s’effectue le choix de la roche ?

Je vais directement à la carrière, puis je choisis la roche à l’état brut en fonction de sa forme et de ce qu’elle m’inspire. Je me sers de la nature de la pierre pour mes compositions en profitant de ses qualités et de ses défauts. Le marbre est une roche pleine de mouvement naturel dans la forme et les mouvements, c’est avec ça que je joue.

Comment travaillez-vous vos sculptures ?

Les rocs m’inspirent soit un buste, soit une tête, soit un animal… Ils sont déjà là, au cœur de la roche, mon travail c’est de les révéler. Je sculpte et dessine le marbre avec des outils du plus grossier, la tronçonneuse, au plus fin, le diamant. Je le polis par endroits à la ponceuse. La différence de rugosité renforce le rapport très tactile et sensuel à la pierre.

Quelle est votre actualité ?

Le Salon des indépendants sera ma première exposition en Essonne. Certaines de mes œuvres sont aussi exposées dans de grandes galeries à Beaune et Paris, mais aussi à Eidelberg en Allemagne ou Lausanne en Suisse. J’ai réalisé également des sculptures monumentales qui sont installées de façon permanente à Villebon (face à la salle Jacques Brel), à Antony (près de la mairie), dans des collèges des Hauts-de-Seine, et deux autres encore dans les Pyrénées-Orientales. Peut-être qu’une de mes très grandes pièces rejoindra un jour Longjumeau !

 

Les partenaires du Salon des indépendants

Galerie des Charmilles : A l’issue du salon des indépendants, M. Crendal, directeur de la galerie, offre à tous les lauréats, la possibilité d’exposer durant quelques semaines.

Métamorphoses Beaux Arts offre des bons d’achat à chaque lauréat.


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