Vendredi 19 Octobre 2018

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Aménagement

Les grands arbres de la rue Maryse Bastié

Un soin tout particulier est apporté au choix des arbres qui sont plantés dans le quartier.

Février 2013, le jour se lève à peine sur les plaines du Nord de la France. A bord du Thalys qui l’amène aux Pays-Bas, Gaëlle Tréguier, architecte paysagiste à l’agence Trait Vert qui a imaginé la végétalisation de la rue, fait le compte, plan du projet Bastié/Renard sous les yeux, des arbres qu’elle va devoir choisir en pépinière. Elle a imaginé des essences d’arbres qui peuvent bien se marier avec le lieu et correspondre au souhait de réaliser une rue verte. Selon l’avancement du chantier, elle sépare ceux qui seront livrés pour une plantation avant la fin de l’hiver (phase 1), et ceux qui devront attendre l’automne (phases 2 à 4).

La bonne saison

La saison est essentielle pour assurer la bonne reprise des arbres. Il faut attendre que la nature soit endormie et qu’il n’y ait plus de feuilles. Pendant l’hiver, les besoins en eau et en nourriture étant plus faible, il est possible de réduire les racines et de planter l’arbre dans son nouvel emplacement. Dès que les arbres débourrent (quand les bourgeons éclatent), le système racinaire se développe. Le changer d’emplacement à ce moment revient à l’affaiblir considérablement.

On convient que la saison de plantation pour les arbres à feuilles caduques sous nos latitudes s’étend entre le mois de novembre (mois de la Sainte-Catherine où tout arbre prend racine), et le redoux du printemps, fin mars-début avril et même mi-avril en Hollande.

Pour garantir autant que possible une bonne reprise, il faut aussi des végétaux de qualité. « Les arbres sont la partie la plus visible d’une rue. Une canalisation peut ne pas être droite, elle est sous terre, ça ne se voit pas. Mais des arbres qui ne sont pas alignés se remarquent tout de suite, » confie Cyril Maingault, directeur de l’agence Île-de-France de France Environnement. Pour assurer une cohérence entre tous les arbres rassemblés sur le projet, le paysagiste et l’architecte paysager se rendent en pépinière pour marquer les plus beaux arbres.

En direct de Hollande

Aux Pays-Bas, les pépinières sont très nombreuses grâce à la qualité exceptionnelle des sols, particulièrement riches. Celle qui a été retenue est à Haaren, dans le Brabant néerlandais. La pépinière M. van den Oeren est une des 5 plus importantes du pays et dans les plus qualitatives. Sur 150 hectares de terrain répartis autour du village, près de 500 000 plants se développent en attendant d’être choisis. 50 000 à 100 000 quittent ce berceau pour rejoindre leur implantation finale chaque année. Elevés en pleine terre, les plants sont régulièrement transplantés (tous les 2 à 4 ans selon les espèces), et à l’occasion, les racines sont coupées pour une reprise plus diversifiée, et donc plus forte, du système racinaire.

Sur place, les experts français arpentent les lignes d’arbres qui correspondent aux espèces choisies. Mais il est question ici de nature, et non d’industrie. En choisissant les spécimens destinés à Longjumeau, la paysagiste adapte son projet aux arbres qu’elle voit, et échange avec les pépiniéristes bataves qui la conseille au mieux sur l’état de santé de chacun. En anglais, en français ou en hollandais, les noms latins des espèces forment un langage universel. A la marge, quelques essences sont changées pour assurer des arbres de la meilleure qualité et au mieux de leur développement.

7m de haut

Dans des champs poussent en ligne les essences recherchées. La ville a choisi des arbres déjà bien poussés, dont les troncs, pour les arbres tiges, font de 25 à 30 cm de circonférence. Selon les variétés, les plants choisis ont entre 7 ans et 20 ans (chênes) et montent déjà parfois jusqu’à 7 m de haut. Un à un, les arbres choisis sont bagués pour être identifiés. Il faut vérifier leur silhouette, leur état de santé, et, selon le besoin, s’assurer qu’ils poussent bien droit pour les arbres tiges ou au contraire avec un beau volume pour les cépées.

Au moment le plus opportun compte-tenu de la météo les arbres ont été sortis de terre. La motte était grillagée et emballée dans de la toile de jute pour le transport vers la France.

Une fois livrés, les jardiniers de France Environnement les ont plantés dans des trous de 4 m3 remplis de terre végétale mélangée avec de la terre du site. La terre était gorgée d’eau (au maximum de sa capacité d’absorption) pour s’assurer qu’il ne reste pas une poche d’air risquant de pourrir les racines. Pendant une année, les paysagistes assureront l’entretien, la taille et l’arrosage si besoin des arbres. Si un plant dépérit, il sera remplacé.

Toutes les conditions seront ainsi réunies pour que 99 arbres se développent harmonieusement le long de la nouvelle rue Maryse Bastié.


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