Mardi 21 Août 2018

Longjumeau, le site Internet

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Aménagement

Si j'étais un charpentier

Un nouveau corps de métier est entré en action sur le chantier de l’église Saint-Martin. Les charpentiers se sont occupés de la charpente de la toiture afin de préparer le terrain pour les couvreurs.

D’avis de spécialistes, notre église est bien charpentée ! La charpente, c’est l’assemblage de pièces de bois qui couvre ou soutient une construction. Les essences de bois utilisées pour la fabrication des charpentes traditionnelles sont nombreuses, et varient d’une région à une autre ainsi que d’une époque à l’autre : elles dépendent en partie des possibilités momentanées d’exploitation et d’approvisionnement. A Longjumeau, la charpente est entièrement en chêne, un bois de cœur lourd, de couleur brun jaunâtre, reconnaissable à son parfum caractéristique de tanin.

La charpente de toiture est une ossature de poteaux et de poutres qui reprend le poids de la couverture ainsi que les forces verticales s'exerçant sur elle, telles que les surcharges neigeuses en hiver.

En amont de la venue des couvreurs qui reprendront intégralement le toit en ardoise d’Angers, les charpentiers se sont livrés à quelques travaux de maintenance. Le chêne pouvant tenir plusieurs siècles, sur notre église, seuls quelques chevrons* ont été remplacés ainsi qu’une partie des coyaux*.

Deux épis de faîtage

Les charpentiers ont également repris le faîtage. Il s’agit de la jointure entre les deux versants est et ouest du toit. Pour assurer l'étanchéité de la couverture du bâtiment, une fois le toit paré d’ardoises, deux épis de faîtage* seront installés et l'ensemble sera recouvert de feuilles de plomb. Un épi de faîtage, ou poinçon, sert à parfaire l'étanchéité de la toiture en couvrant et protégeant la partie saillante (aiguille) unique ou aux angles extérieurs pour les toits à quatre pans. Au fil des siècles, il a également pris une dimension décorative. Il peut être en terre cuite, en céramique, en bois, en fer forgé…

Les deux épis de l’église Saint-Martin, créés pour cette rénovation, sont le fruit des travaux communs de l’architecte, des charpentiers et des couvreurs. C’est l’architecte qui, après des recherches dans le dictionnaire d’architecture de Viollet le Duc, a fourni le plan détaillé des poinçons. Ils seront décorés de feuilles de chêne, détail ornemental retrouvé sur les murs de l’église, en frise, à la base de la chambre des cloches. Sculptés en bois par les menuisiers de l’entreprise de charpenterie, ils seront recouverts de feuilles de plomb et posés par les couvreurs.

A suivre…

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