Mardi 21 Août 2018

Longjumeau, le site Internet

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Aménagement

Des vitraux pour le clocher

Des vitraux conçus dans la tradition artisanale par un maître verrier vont prendre place dans les baies du clocher de l’église, jusqu’alors obstruées.

Depuis quelques semaines, sur le chantier de la tour clocher de l’église Saint-Martin de Longjumeau, on s’affaire autour des grandes baies du premier étage. Ces trois grandes ouvertures (plus de 6 mètres de haut) étaient auparavant obstruées par un ouvrage en maçonnerie s’intégrant tant bien que mal dans l’architecture de l’édifice. Dès le début du chantier, les tailleurs de pierre ont débouché les baies. Ils ont retravaillé le cadre pour permettre l’installation de vitraux, même si la structure architecturale indique que ces ouvertures n’avaient pas été conçues à l’origine à cet effet. « A cause de l'empiétement des chapiteaux sur la partie haute des baies, il aurait été impossible, avec le savoir-faire médiéval, d’insérer des vitraux, » rapporte M. Madeleina, l’architecte qui suit les travaux de rénovation.

L’art du vitrail

Le Moyen-âge fut incontestablement l’âge d’or du vitrail. A l’époque, les verreries ont deux fonctions. Dans un premier temps, le verre de couleur claire est utilisé pour apporter de la lumière aux édifices trop sombres, souvent aux ouvertures petites (construction romane). A partir du XIIIe siècle avec l’architecture gothique, les ouvertures deviennent de plus en plus grandes. Les bâtiments sont plus lumineux et les motifs des vitraux deviennent bien plus complexes avec de multiples couleurs.

Le choix du type des vitraux pour l’église Saint-Martin a été mûrement et collégialement réfléchi. L’architecte explique : « Le premier étage de l’église n’est pas accessible au public. Des vitraux très détaillés n’auraient donc aucun intérêt. En concertation avec la Ville et les artisans, nous avons choisi de créer des verrières sobres et losangées dans un camaïeu de vert. »

Tradition et modernité

C’est Laurent Tixier, maître verrier, qui se charge de la conception des vitraux dans son atelier. Il utilise du verre soufflé à la bouche. Cette méthode artisanale produit des plaques d’épaisseurs inégales, donc d’opacité et de teintes inégales, ce qui offre de jolis camaïeux.

La coupe des pièces doit être précise. Au Moyen-âge, on portait un fer chaud sur la feuille de verre pour dessiner les contours de la pièce désirée. Aspergé ensuite d’eau froide, le verre éclatait en suivant le tracé, grâce au choc thermique. À partir du XVe siècle, le diamant a remplacé le fer. Aujourd’hui la coupe est effectuée à l’aide d’une meuleuse en tungstène.

Les losanges de verre sont ensuite mis en plomb : c’est le sertissage. Un chemin de plomb dessine le motif du vitrail. Les plombs sont placés selon le dessin et les verres emboîtés dans les rainures. Des points de soudure consolident l’ensemble. En dernière étape, on comble les fins espaces entre les verres et les plombs à l'aide d'un mastic pour assurer l’étanchéité du vitrail.

Réalisés en plusieurs morceaux, les vitraux seront assemblés dans un cadre en inox épousant la forme des baies.

Afin de magnifier ces nouvelles ouvertures, la Ville travaille avec ETDE sur la mise en lumière qui pourrait venir de l'intérieur, à travers les nouveaux vitraux, transformant à la nuit le clocher en lanterne.

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