Samedi 21 Octobre 2017

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Aménagement

Le service oncologie

L'oncologie - ou cancérologie - est la spécialité médicale d'étude, de diagnostic et de traitement des cancers. Un médecin qui pratique cette discipline est appelé oncologue ou cancérologue.

Le cancer est une maladie redoutée, souvent perçue comme la pire des maladies. En France, elle est la première cause de décès avant l’âge de 65 ans. Quand le diagnostic du cancer tombe, c’est comme un mur de briques qui s’abat sur les épaules du patient. Mais aujourd’hui, il est possible d’en guérir. L’hôpital de Longjumeau vient d’investir dans la modernisation de ses infrastructures.

Le service oncologie occupe l’aile ouest du 6e étage. Toutes les disciplines de la cancérologie sont concentrées dans des locaux connectés pour plus de confort pour les patients et plus d’efficacité pour le personnel soignant. « Le service oncologie est transversal, explique le docteur Ezenfis, chef de service. De nombreuses spécialités s’y croisent : digestives, thoraciques, sénologie, urologie, ORL… Cette réunion de savoir-faire sur un même plateau médical permet plus de réactivité. Cela permet également la personnalisation de la prise en charge. Les patients ont un référent oncologue unique. »

Depuis de nombreuses années, le service oncologie de l’Hôpital de Longjumeau est à la pointe tant de la thérapie que de la recherche clinique. Au grand désarroi de l’équipe soignante, peu de gens des environs le savent et sont orientés sur la capitale. « Nous avons la même expertise et les mêmes moyens techniques que les grands centres les plus renommés de la région. Il est fort dommage que des patients perdent des heures et de l’argent dans les déplacements multiples alors qu’ils pourraient être excellemment traités ici. »

Hospitalisation

Le service est divisé en deux grands espaces : une partie hospitalisation et une partie hôpital de jour. 20 lits médicalisés sont dédiés aux hospitalisations (4 chambres individuelles et 8 doubles). Toutes les chambres sont équipées de sanitaires neufs et une vaste salle de douche a été créée, avec une porte assez large pour le passage de lits « pour les patients les plus faibles ». Une salle est dédiée aux familles et sert également aux groupes de parole, les rencontres avec la psychologue… Un bureau est destiné à la consultation d’annonce, rendez-vous lors duquel une infirmière spécialement formée présente et explique au patient le protocole thérapeutique qu’il va devoir suivre.

Hôpital de jour

Pour préserver un environnement plus calme, l’hôpital de jour est séparé du reste de l’aile par une grande porte vitrée coulissante. Un grand comptoir d’accueil devance une rangée de dix fauteuils thérapeutiques destinés aux chimiothérapies. Des rideaux permettent de compartimenter l’espace pour l’intimité et le confort des patients. « La nouvelle installation nous permet d’être capables d’assurer environ 5 000 séances de chimiothérapie par an (700 patients) contre 3 500 aujourd’hui (500 patients). Chaque siège est équipé d’un système de diffusion de musique avec casque. Nous avons voulu agencer et décorer l’espace en le traitant comme un salon plutôt qu’une salle de traitement. » Deux chambres d’isolement destinées à protéger les patients à immunité compromise contre les infections complètent la capacité d’accueil de l’étage.

8 lits pour la pneumologie

Au sein du service de pneumologie, le traitement de cancer du poumon est devenu l’activité la plus importante. On compte une centaine de nouveaux cas cette année, chiffre en augmentation par rapport aux années précédentes. « 90 à 95 % des cancers du poumon sont liés au tabagisme, rappelle le docteur Oliviero. Ce sont des pathologies lourdes. Le traitement dépend du type exact de tumeur, de l'extension de celle-ci, et de l'état général de santé du patient. Les traitements les plus courants comprennent la chirurgie, la chimiothérapie et les divers types de radiothérapie. » L’attribution de 8 lits à l’étage oncologie, ravit le pneumologue, car outre le désengorgement du service de médecine respiratoire, le nouveau plateau médical améliore la prise en charge des patients. « Les échanges entre médecins sont nécessaires, nous avons besoin de l’œil de chacun. La somme d’expertises améliore le diagnostic et affine le choix de la thérapie. Dans ce sens, l’Hôpital de Longjumeau participe à de nombreux protocoles de recherche. » Les échanges avec d’autres établissements sont perpétuels : « le travail de réseau est indispensable, tel autre spécialiste peut avoir déjà rencontré tel cas. C’est pour cela que nous allons mettre en place des réunions communes avec le centre médical de Bligny grâce à un système de visioconférence. »

Le mot de la fin revient au Docteur Ezenfis : « le service d'oncologie du centre hospitalier de Longjumeau montre qu'il est possible de s'impliquer dans la qualité et de soigner les patients au plus proche de leur lieu de vie. »

Histoire d'une transformation

Le service oncologie était le premier (demi-)étage terminé dans le cadre de la restructuration de l’Hôpital de Longjumeau. Le changement est radical : « On a juste gardé les quatre murs de l’étage et rasé tout le reste ! explique l’un des responsables des travaux. Il n’y a plus aucun tuyau, câble, conduit… d’origine. Désormais, du sol au plafond, tout est neuf. » La partie démolition ne fût pas la plus simple car il a fallut tout démonter patiemment afin de rebâtir l’ensemble aux normes actuelles, de l’électricité au chauffage, sans oublier la plomberie et le système d’aération.

Les chambres, simples et doubles, ont été cloisonnées selon un nouveau plan d’occupation de l’espace. Toutes sont équipées de sanitaires neufs. Les techniciens ont dû recréer le réseau de fluides médicaux (gaz et vide) et installer un nouveau dispositif d’appel malade (signal sonore et visuel dans le bureau des infirmières). La partie hôpital de jour, séparée par une grande porte coulissante vitrée, s’organise autour d’un grand comptoir d’accueil, centre d’un vaste open space. Le système de désenfumage de l’ensemble du demi-étage a été remis à jour et de nouveaux détecteurs incendie ont été posés. Les travaux ont permis le retrait de l'amiante encapsulé (stabilisé) dans les locaux techniques.

 

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