Samedi 18 Novembre 2017

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Aménagement

Un toit en ardoise

Après la charpente, les couvreurs entrent en action en haut du clocher de l'église Saint-Martin qui poursuit sa rénovation.

Au sommet de la tour éphémère de métal, qui emprisonne le clocher de l’église Saint-Martin, les couvreurs continuent l’escalade. « Il y a quinze jours de préparation avant de poser la première ardoise. Il faut dans un premier temps que l’on bâtisse 2 étages supplémentaires d’échafaudage en bois pour pouvoir atteindre la pointe du toit. On ôte l’ancienne couverture, puis on barde la charpente de voliges* sur lesquelles on posera ensuite les nouvelles ardoises. »

Perchés à plus de 20 mètres du sol, les couvreurs installent une à une les ardoises. « On tire un trait de niveau pour chaque rang. L’inconvénient avec les anciens édifices de ce type, c’est que rien n’est droit. On se retrouve à faire des découpes plus biscornues les unes que les autres. Mais c’est aussi ça le plaisir du métier. »

Assis sur les planches de bois, ils façonnent l'ardoise. Ils appuient les pièces de schistes sur une enclume spéciale (fine et munie d’une dent pour se crocher dans le bois) et la frappent précisément et sèchement le long d’un trait de coupe préalablement tracé. « Nous avons un outil propre à notre profession, le marteau de couvreur. Il possède une tranche aiguisée pour les découpes, un bout pointu pour tracer ou trouer, et un bout contondant pour clouer. »

Des clous

Le couvreur, quand il réalise une toiture en ardoise, a le choix entre deux modes de fixation : la pose au crochet ou au clou. Le crochet est une pièce métallique qui retient la tuile par dessous en l'empêchant de glisser. La pose au clou, plus ancienne, a déjà fait ses preuves avec pour témoin des réalisations centenaires dans bien des cas. C’est celle que l’on réserve aux monuments historiques, et donc celle qui est appliquée sur les pentes du toit de l’église. Des clous en cuivre de 40 millimètres de longueur, carrés et crantés, transpercent les fines lamelles de roche et les solidarisent aux voliges. « Pour une tenue idéale, il faut que la pointe du clou dépasse de la volige, mais on travaille à l’aveugle. C’est un tour de main, il faut sentir son ardoise. Quand on débute, c’est sûr qu’il y a de la casse ! »

* les voliges sont des planches minces recouvrant la charpente sur lesquelles sont fixés les matériaux de toiture.

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