Mercredi 13 Décembre 2017

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Aménagement

7 mois de travaux

Depuis début janvier 2011, le filet de protection du clocher de l'église est remplacé par un échafaudage sur lequel travaillent des spécialistes de la restauration des bâtiments historiques.

Depuis le mois de janvier, le clocher sur toutes ses faces, puis la façade sud de l’église, sont recouverts d’un échafaudage permettant le travail des différents corps d’état qui vont intervenir sur le chantier.

Première visite de chantier en images

En février, le travail de restauration commencera par un nettoyage des pierres. Selon leur état et leur nature, les techniques utilisées peuvent différer. Généralement, la projection à faible pression d'une poudre très fine est d'une efficacité redoutable pour supprimer les impuretés qui se sont déposées au fil du temps sur les pierres, sans attaquer ces dernières. Si des matières organiques se sont accrochées comme du lichen ou de la mousse, d’autres procédés peuvent être utilisés en complément. Le but est de nettoyer l’épiderme de la pierre, sans l'abîmer, afin de garder les marques des outils de taille qui en font le caractère.

Un inventaire détaillé

Parallèlement à ce travail, chaque pierre va être cartographiée par l’appareilleur qui va créer ce que la profession appelle le calepin. Dans cet inventaire précis sont enregistrés les dimensions, la nature de la pierre, ainsi que son état de conservation. De ces relevés va dépendre la suite des opérations : les pierres en mauvais état devront être remplacées. A cet effet, les blocs malsains seront "refouillés" jusqu'à l'arrivée de la pierre saine. En attendant la nouvelle pierre, des étais seront posés. Des blocs de même nature vont être commandés dans des carrières afin d’être retaillés à l’outil, sur place, par les tailleurs de pierre. Le but de l’opération : la nouvelle pierre doit se fondre au milieu des anciennes, même si elle sera visible avant que le temps ne se charge d'en atténuer l'aspect neuf.

Au printemps, viendra le temps des joints. Là encore, un travail préalable de recherche sera essentiel. Il faudra analyser les joints initiaux pour en retrouver, autant que possible, la même composition. Sable, chaux ou sablon constitueront le mortier qui sera appliqué sur toute la surface en utilisant les méthodes d’origine. Y compris quelques défauts qui font le caractère de l’édifice. « Une bonne restauration c’est le résultat de la taille humaine de la pierre, de la patine du temps, de la recette du mortier utilisé pour faire les joints » nous confie M. Madelenat, architecte du cabinet Larpin qui suit de près le chantier.

De l'ardoise d'Angers

Pendant que la pierre sera restaurée, les couvreurs profiteront de l’échafaudage pour s’occuper du toit du clocher. Les ardoises qui le recouvrent actuellement sont de mauvaise qualité, peu esthétiques et posées de façon trop uniforme. Pour redonner du cachet au toit, les ardoises actuelles seront intégralement déposées pour être remplacées par des ardoises de Trélazé dans la région d'Angers, utilisées depuis plus de 400 ans et d’une longévité exceptionnelle. Elles sont extraites d’une carrière souterraine dans une roche très pure. Elles seront posée à pureau décroissant et à liaisons brouillées, c'est-à-dire que des ardoises plus grandes seront placées à la base et leur taille se réduira en montant, créant ainsi un effet de perspective renforcé par des lignes non régulières. Au fait du nouveau toit, la croix et son coq seront rénovés et deux nouveaux épis seront restaurés pour terminer en beauté le nouveau clocher.

L'attique se trouvant sous la toiture sera aussi repensé. S'inspirant de gravures anciennes, il va être redessiné pour donner une meilleure cohérence à cette frise.

Toutes les équipes qui interviendront sur le chantier de l’église Saint-Martin le feront sous l’œil vigilant de Dominique Larpin, architecte en chef des monuments historiques qui assure la maîtrise d’œuvre sur le chantier. Les entreprises ont été choisies par appels d’offre mais sont toutes inscrites dans la grande tradition du bâtiment. Nombre d’entre elles emploient d'ailleurs des Compagnons du Tour de France.

Au final, le chantier de la première tranche de travaux devrait durer 7 mois et libérer le haut du clocher rénové pour le mois de juillet 2011. Quelques mois supplémentaires seront nécessaires pour terminer les travaux de la seconde tranche.

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