Vendredi 22 Septembre 2017

Longjumeau, le site Internet

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Aménagement

Comment le parc urbain évacue l'eau de pluie ?

Le Parc Nelson Mandela se situe à l’angle des rues du Pdt F. Mitterrand et Léontine Sohier. Arrêtons-nous sur la gestion de l’eau sur le nouveau parking qui le longe.

C’est à l’origine une histoire d’eau. Celle qui coule pendant les pluies, qui ruisselle le long des caniveaux, pour se jeter dans les rivières. Dans les villes, nombre de surfaces sont en matériaux imperméables (pavés, bitume, béton...) sur lesquelles l’eau coule. Cet écoulement n’est pas bon pour l’environnement. D’abord parce qu’il emporte l’eau loin de son lieu de chute, asséchant le sol et la nappe phréatique, ensuite parce qu’en s’écoulant, l’eau lessive le sol, concentrant les polluants pour les déverser, sans filtration, dans les cours d’eau. Lors de la conception du parc de stationnement, les enjeux de la gestion de l'eau ont été pris en compte en combinant deux solutions.

Un sol perméable

La première piste explorée consiste à rendre le sol le plus perméable possible. Si c’est plutôt facile dans un jardin où le sol est souvent engazonné ou planté, c’est plus difficile sur une surface devant supporter le passage ou le stationnement de véhicules. Aussi, le sol des places de parking utilise un système particulier, l’Ecominéral. Il s’agit de dalles alvéolaires remplies de cailloux de tailles étudiées pour rester en place et stabiliser le sol, tout en laissant s’infiltrer l’eau. Sous cette couche en surface, le sous-sol a été traité en profondeur pour permettre un drainage efficace, et surtout durable.

Préférer ce type de système a de nombreux avantages. Outre une bonne infiltration des eaux de pluie, il ne nécessite pas d’installation d’assainissement pour récupérer les eaux de ruissellement (donc pas d’entretien dans le sous-sol), et ne rejette pas d’eau sans le réseau public. L’eau restant dans le sol, elle s’évapore selon un rythme naturel qui améliore le confort hydrométrique. Ce même principe avait déjà été installé à Longjumeau dans le parking du boulevard de Bretagne.

Les arbres boivent

La seconde solution mise en œuvre consiste à utiliser les végétaux du parc pour favoriser le drainage.

Le principe est simple : les arbres ont besoin de boire pour pouvoir se développer. En pleine saison, les arbres transpirent par leurs feuilles, et boivent par les racines.

Ainsi les allées et cheminements pavés qui ne sont pas perméables ont été pensés en légère surélévation pour que toute l’eau soit évacuée vers les noues plantées ou les massifs qui constituent les jardins.

Les noues plantées sont des fossés d’une trentaine de centimètres de profondeur qui recueillent les eaux de pluie et favorisent l’infiltration dans le sol. Les végétaux qui s’y trouvent vont boire l’eau à différentes profondeurs, favorisant ainsi le drainage.

Ainsi les arbustes puisent l’eau autour de 50 cm de profondeur, les arbres en cépée (petits bosquets) ont des racines entre 1 m et 1,50 m, et les arbres tiges (droits) jusqu’à 2 m de profondeur. En plantant intelligemment, on peut ainsi prévenir les risques d’inondations du site, pourtant fréquente rue Léontine Sohier en cas de fortes pluies.

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